Les 10 habitudes des investisseurs très efficaces : Partie 1
Habitudes 1 à 3 : Avoir un plan, penser au risque et penser au portefeuille
Pro-Investisseurs CIBC12 juin 2026
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Peut-être que vous faites vos premiers pas en tant qu’investisseur et que vous vous demandez ce qu’il faut pour vous familiariser avec les placements. Peut-être que vous avez connu quelques bonnes années sur les marchés, mais que vous avez le sentiment que vos résultats pourraient être plus réguliers. Ou peut-être que vous avez des dizaines d’années d’expérience en matière de placement, mais que vous n’avez pas vraiment réfléchi aux habitudes qui vous ont réellement permis de réussir. Peu importe votre niveau d’expérience, nous espérons que ce guide sur les dix habitudes des investisseurs très efficaces vous sera utile.
Nous avons présenté ce guide en trois articles, qui couvrent chacun trois habitudes :
Gouvernance : Il s’agit d’une vue d’ensemble de votre démarche de placement : la gestion des placements en fonction de votre plan, la réflexion sur le risque et l’incidence de chaque placement sur l’ensemble de votre portefeuille.
Connaissance : Il s’agit du travail de recherche sur les placements : recueillir des faits et des opinions sur un placement et mettre à l’épreuve votre réflexion sur le rendement potentiel d’un placement.
Cadrage : Il s’agit de voir au-delà des chiffres à l’écran, en appliquant les connaissances des domaines de la probabilité, de la psychologie et de l’histoire pour prendre de meilleures décisions.
La dernière habitude, Amélioration, regroupe tous les éléments en une habitude générale liée à votre démarche d’investisseur.
Dans cet article, le premier d’une série de trois, nous discutons de gouvernance.
Gouvernance
La gouvernance est une vue d’ensemble de votre démarche de placement : la gestion des placements en fonction de votre plan, la réflexion sur le risque et l’incidence de chaque placement sur votre portefeuille.
Avoir un plan
La première habitude de la gouvernance est d’avoir un plan. De nombreux investisseurs n’ont pas de plan, du moins pas un plan qu’ils utilisent ou qu’ils peuvent expliquer aux autres. Nous avons inclus un aperçu d’un plan de placement, que nous vous invitons à passer en revue dans la présente note1. Vous trouverez deux exemples de tests d’un plan :
Test 1 : Utilisez-vous réellement votre plan lorsque vous investissez?
Par exemple, vous pourriez vous emballer pour une petite entreprise technologique, tout en oubliant que votre plan stipule que vous n’investissez pas dans des actions dont la capitalisation boursière est inférieure à 1 milliard de dollars. Vous pourriez aussi être tenté d’acheter des obligations à long terme parce que les rendements ont augmenté, tout en oubliant que votre plan vous indique de limiter la duration des obligations à cinq ans. L’investisseur bien outillé n’effectuerait pas ces placements ou présenterait des arguments très solides pour justifier une exception.
Test 2 : Votre plan permet-il d’expliquer à une autre personne comment vous investissez?
Imaginez que vous avez décidé de passer un an sur une île déserte, sans téléphone, sans Internet ni connexion au monde extérieur. Si vous donniez votre plan à quelqu’un d’autre, par exemple un membre de votre famille ou un conseiller, saurait-il comment investir pour vous? Cela ne signifie pas que vous voulez que quelqu’un d’autre investisse pour vous. Il s’agit plutôt d’une vérification de la clarté avec laquelle vous avez expliqué votre plan.
Bien que le plan puisse compter une à deux pages seulement, rien ne remplace un plan écrit. Un plan qui existe dans votre tête n’est pas un plan que vous pouvez utiliser pour prendre des décisions ou l’expliquer aux autres. Prenez le temps d’écrire votre plan. Ne laissez pas la perfection devenir l’ennemi du bien. Commencez par un plan simple et poursuivez.
Penser au risque
La deuxième habitude de la gouvernance est de penser au risque. Cela signifie qu’il faut réfléchir clairement aux risques liés aux sociétés, aux catégories d’actifs, à l’économie et au marché en général, ainsi qu’aux risques liés à vos objectifs.
Supposons que vous épargnez en vue d’une mise de fonds pour l’achat d’une maison. Vous prévoyez cotiser 15 000 $ par année pendant huit ans, pour un total de 120 000 $. Vous estimez avoir besoin de 175 000 $ pour une mise de fonds, selon les prix actuels. Peut-être que les prix des maisons seront plus élevés à l’avenir, alors la mise de fonds pourrait aussi être plus élevée. Vous avez besoin que les fonds soient sûrs et stables, surtout au cours des dernières années, alors que vous vous rapprochez de l’achat de votre maison. Mais vous avez également besoin d’un certain niveau de croissance pour passer d’une épargne de 120 000 $ à un solde final de 175 000 $ ou plus. Dans cet exemple, un investisseur peut choisir de concilier la croissance des premières années à la stabilité des années suivantes. Le risque comprend non seulement le risque du placement comme la volatilité, mais aussi le risque de ne pas atteindre votre objectif de placement.
Prenez l’habitude de vous demander : « Ai-je tenu compte des risques de ce placement et des risques pour mes objectifs? », plutôt que de simplement demander : « Dans quelle mesure ce placement pourrait-il augmenter mes rendements? » L’équilibre entre les risques et les rendements permet de concevoir une façon de penser planifiée. En revanche, se concentrer excessivement sur les rendements peut conduire à négliger les risques et à réduire les rendements à long terme en raison des pertes subies.
Penser au portefeuille
La troisième habitude de la gouvernance est de penser au portefeuille. Supposons que votre position boursière ait une forte pondération dans les banques canadiennes. Vous remarquez que votre position en titres à revenu fixe dans les obligations du gouvernement canadien n’a pas eu un bon rendement récemment, alors vous envisagez de transférer cette position dans des obligations de sociétés canadiennes à court terme pour obtenir un rendement potentiellement plus élevé.
Cette décision semble différente lorsque vous pensez au portefeuille. Certains fonds d’obligations de sociétés canadiennes à court terme peuvent avoir une forte pondération dans les banques canadiennes. En ajoutant cela à votre position en actions, vous auriez une exposition élevée à un seul secteur dans un seul pays. Lorsque vous pensez au portefeuille, vous allez au-delà de la réflexion sur chaque placement individuel et réfléchissez plutôt à l’effet du placement sur votre portefeuille. La question à garder à l’esprit lorsque vous examinez un placement individuel est la suivante : « Qu’est-ce que cela signifie pour mon portefeuille? ».
Davantage à explorer
Voilà qui conclut la première partie de la série sur la gouvernance. Nous vous invitons à passer à la deuxième partie sur la connaissance. Il s’agit du travail de recherche sur les placements : recueillir des faits et des opinions sur un placement et mettre à l’épreuve votre réflexion sur le rendement potentiel d’un placement.
1 Il peut être utile d’obtenir des conseils d’un professionnel en placement qualifié sur votre plan de placement, surtout à mesure que votre solde augmente et que votre portefeuille couvre plusieurs objectifs et horizons de placement. Mais pour commencer, les investisseurs peuvent établir un plan relativement simple pour eux-mêmes.
Vous trouverez ci-dessous un aperçu d’un plan de placement. Les sections 1 à 6 sont des sections de base pour tous les investisseurs. Nous incluons également les annexes 1 et 2 pour les investisseurs qui pourraient devoir expliquer leur plan à une autre personne.
1) Énoncé des objectifs
Objectifs de placement (comme la retraite, le financement des études, la préservation du patrimoine)
Taux de rendement requis
Horizon de placement pour chaque objectif
2) Tolérance à l’égard du risque
Évaluation de la capacité de risque et de la volonté de prendre des risques
Perte acceptable ou volatilité du portefeuille maximales
3) Contraintes en matière de placement
Besoins de liquidités
Horizon de placement
Considérations fiscales
Considérations juridiques et réglementaires
Circonstances uniques – exemple : préférences ou restrictions éthiques
4) Lignes directrices sur la répartition de l’actif
Cibles de répartition stratégique de l’actif – exemple : pondérations en pourcentage pour les actions, les titres à revenu fixe, les placements non traditionnels et les liquidités
Fourchettes autorisées et seuils de repositionnement – exemple : 70 % d’actions; examen à la fin de juin et rééquilibrage à la limite inférieure de 60 % ou à la limite supérieure de 80 %
Processus de rééquilibrage du portefeuille – exemple : rééquilibrage annuel à la fin de décembre
5) Critères de sélection des placements
Lignes directrices pour la sélection de titres individuels, de fonds ou de gestionnaires
Instruments de placement ou catégories d’actifs approuvés et interdits
6) Surveillance et contrôle
Fréquence et processus d’examen du rendement du portefeuille
Processus de mise à jour du plan en réponse aux changements de circonstances
Annexe 1 – Profil d’investisseur
Situation personnelle et financière
Situation financière actuelle et valeur nette
Sources de revenus et liquidités prévues
Annexe 2 – Rôles et responsabilités
Obligations de l’investisseur, du conseiller et de toute autre partie concernée