Réduisez Les Pertes Au Minimum Et Engrangez Des Profits Durant Une Récession Grâce Aux Options
Jason Ayres

Le 29 mai 2019, de 12 h à 13 h

[REDUISEZ LES PERTES AU MINIMUM ET ENGRANGEZ DES PROFITS DURANT UNE RECESSION GRACE AUX OPTIONS]

[MENTION JURIDIQUE]

[Jason Ayres] :

Bonjour à toutes et à tous,  je m’appelle Jason Ayres. Je suis directeur en chef des spécialistes du marché  et, bien entendu, instructeur à la Bourse de Montréal. Nous discuterons aujourd’hui  d’un sujet qui, je l’espère, est relativement  opportun pour vous.

Nous discuterons de  réduire les pertes au minimum et d’engranger des profits durant une récession grâce aux options. Alors,  cela dit, je veux simplement m’assurer que  tout le monde comprend que le contenu est fourni  uniquement à des fins de formation.

Pour ce qui est des renseignements que nous vous  transmettrons aujourd’hui, vous devriez simplement les  assimiler, puis vous renseigner davantage  sur le sujet avant de les mettre en pratique, d’abord  dans un simulateur, et ensuite dans votre véritable compte de négociation.

Et n’oubliez pas que le  marché des options, comme tous les marchés d’instruments financiers, comporte des risques et vous devez  vous assurer de les connaître  avant de faire des opérations.

[PROGRAMME]

Cela étant dit, voyons  le contenu que nous allons aborder aujourd’hui. Je tiens d’abord à expliquer exactement  ce qu’est une récession. Certaines personnes ont peut-être  vu passer le terme dans les nouvelles, mais ne connaissent pas complètement  l’incidence d’une récession sur les marchés. 

Nous tenons à vous aider à comprendre ce concept  un peu mieux. À quoi peut-on s’attendre? Ensuite, nous verrons ce qu’est une option et la façon d’utiliser cet instrument lors d’une période de récession. Nous aborderons les stratégies directionnelles liées aux options ainsi que  la gestion du risque et la couverture par rapport à ces instruments. Ensuite, nous  tenterons d’établir un lien entre tous les éléments.

[C’EST QUOI, UNE RÉCESSION?]

Pour commencer, voyons ce qu’est une récession.

[REPLI DE L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE PENDANT AU MOINS 6 MOIS]

Selon la définition,  une récession est en fait un repli de l’activité économique  qui dure au moins 6 mois. Nous sommes tous d’accord que, sauf au quatrième trimestre de l’an dernier, depuis 2008, et malgré  quelques pépins en cours de route, les investisseurs  ont connu des périodes plutôt solides et que les rendements  ont été assez alléchants.

Nous nous situons dans une période très propice à la croissance des affaires et au développement et, bien entendu, cela est attribuable au contexte de  taux d’intérêt peu élevés. Lorsque les autorités,  ou les économistes, déterminent si nous sommes ou non  en récession ou si nous nous dirigeons vers une récession, elles tiennent compte de nombreux  facteurs économiques.

Le premier est le PIB réel, ou le produit intérieur brut. Elles regardent ce que les entreprises créent et, au bout du compte, exportent, les revenus de  la main d’œuvre, et l’augmentation, la diminution ou le statu quo  relativement aux revenus par rapport au coût de la vie.

Elles tiennent aussi compte du marché du travail. À quoi ressemblent  les données relatives à l’emploi? Les gens travaillent-ils  ou sont-ils au chômage? Elles regardent également le  secteur manufacturier. Les entreprises fonctionnent-elles  à plein régime?

Y a-t-il une forte demande pour les  produits fabriqués? Qu’en est-il des produits  servant à fabriquer certaines choses? Elles observent aussi la vente au détail. Les consommateurs  dépensent-ils leur argent? Alors, les économistes  surveillent ces données tous les mois et  s’en servent pour déterminer si  l’économie bat son plein ou  si elle ralentit.

Bien entendu, il ne faut pas oublier  que l’économie est cyclique et qu’une récession est une étape  d’un cycle économique normal qui, même si elle est désagréable, a déjà  été observée et continuera certainement  de se produire.

Un cycle économique est  généralement assez simple. Les étapes sont toujours les mêmes : l’expansion,  le sommet, la récession, la dépression, le creux et la reprise. Ensuite, le cycle recommence.

Historiquement, les économistes ont été en mesure  d’en faire le suivi. Bien entendu, la durée  de chacune des étapes peut différer. Au bout du compte, il faut savoir à quelle étape du cycle  nous nous trouvons. Si nous avons  observé un sommet, nous devons nous préparer à  faire face à une récession.

[DIFFICULTÉS POTENTIELLES]

Cela étant dit,  une récession présente des difficultés, notamment un risque  de hausse du taux de chômage. Les entreprises ralentissent  leur production, sont préoccupées par  leurs dépenses et mettent à pied des employés pour rester en affaires. Des personnes perdent leur emploi et, malheureusement, ont moins d’argent à dépenser et à  réinvestir dans l’économie, et ainsi de suite.

Alors, les achats diminuent et plus de personnes perdent leur emploi. Comme elles sont préoccupées par l’économie, elles arrêtent de dépenser et les achats des consommateurs chutent, ce qui nuit aux entreprises , qui ont vraisemblablement plus de risque de  fermer leurs portes.

Il est difficile pour un nouveau diplômé de trouver un emploi. Il est difficile de le faire actuellement, mais si les entreprises  arrêtent d’embaucher en raison du risque de  ralentissement de l’économie, elles embaucheront encore moins  de nouveaux diplômés.

Ultimement, on observe une  chute du prix de l’immobilier. On peut donc voir une situation qui nuit au  marché des valeurs mobilières. Les perspectives de croissance ralentissent. Alors,  que tentons-nous d’observer lorsque nous analysons les  paramètres fondamentaux, les rapports d’analyse et les rapports sur les bénéfices d’une entreprise?

Ce que  l’entreprise a fait d’un trimestre à l’autre ne compte pas autant  que les prévisions. Nous attendons-nous à un  ralentissement ou au statu quo? En fait,  ce qui se produit, c’est que les indications prospectives diminuent.

N’oubliez pas que le marché des valeurs mobilières  est évalué en fonction de l’avenir. Les indications prospectives  sont un mécanisme permettant aux chefs des finances de communiquer leurs attentes. On analyse donc les sociétés cotées en bourse très attentivement pour ce qui est de leurs rapports des bénéfices et de la façon dont elles publient leurs indications prospectives.

 Les marchés fluctuent  en fonction de ces renseignements. Un autre point important à examiner, en tant qu’investisseur qui participe à un marché  à la hausse pendant une période prolongée, est qu’en cas de préoccupation liée au ralentissement du marché, les bénéfices sont retirés.

Nous avons pu observer par le passé que lorsque des personnes retirent des bénéfices,  d’autres personnes les suivent. En d’autres termes, lorsque les marchés  et les actions sont à la baisse, on peut observer une prophétie qui se réalise d’elle-même.

En cas de repli du marché, plus d’investisseurs vont vendre et plus le marché affichera un recul, et ainsi de suite. Les investisseurs commencent à  liquider leurs actifs, car ils ont peur d’en avoir besoin. Imaginez  une personne qui perd son emploi.

Elle épargnait, par exemple en investissant dans un REER  ou dans un CELI pendant qu’elle travaillait, et elle se retrouve soudainement  sans emploi. Cette personne doit se servir de son épargne pour continuer à payer ses factures.

Elle ne veut pas nécessairement  se retirer du marché. Elle doit  le faire. Au bout du compte, les actions  deviennent volatiles en raison de l’incertitude. Je pense qu’on peut dire que depuis le début du quatrième trimestre de l’an dernier, on observe cette volatilité dans le cours des actions  d’un jour à l’autre.

Il peut diminuer ou augmenter considérablement selon la journée. Cette volatilité est donc une conséquence de l’incertitude  et on peut voir comment ces observations, ces préoccupations  et ces points à examiner sont liés et influencent notre comportement. De son côté, notre comportement a un effet sur le marché des valeurs mobilières.   
[POURQUOI SOMMES-NOUS PRÉOCCUPÉS MAINTENANT?]

Donc, pourquoi sommes-nous  préoccupés maintenant?  Quiconque se tient au courant  des nouvelles a des raisons de l’être. Si vous ouvrez votre téléviseur ou consultez Twitter ou les médias, vous pouvez voir les dernières nouvelles. 

Il va sans dire que la volatilité du marché que nous observons est en grande partie attribuable à ces nouvelles, notamment les gazouillis du président Trump ou le repli prévu par les économistes. Nous voyons aussi des nouvelles sur les conflits commerciaux et les tarifs douaniers.

Je crois qu’il est raisonnable d’affirmer que les préoccupations à ce sujet persisteront,  puisque nous n’avons vu aucun compromis par les présidents Trump et Xi depuis un bon moment. Au bout du compte, pour ce qui est de l’économie mondiale, rien n’est éternel. Les marchés  fluctuent.

J’aime bien les comparer à un élastique. On peut l’étirer, mais à un certain point, on doit le relâcher. La dernière préoccupation est l’inversion de la courbe de rendement observée au sein des  marchés des obligations au Canada et aux États-Unis.

Il s’agit probablement de l’une des  préoccupations les plus récentes des investisseurs,  qui tentent de comprendre ce concept depuis quelques mois. Si je me souviens bien, la première inversion  a eu lieu en mars. Nous voyons actuellement une déformation  des taux d’intérêt qui explique notamment  le repli des marchés américains.

[QU’EST-CE QUE LA COURBE DE RENDEMENT?]

Alors, qu’est-ce qu’une courbe de rendement? Vous êtes nombreux à  déjà savoir pourquoi des personnes sont préoccupées par ce contexte. Je trouve étonnant que l’on entende tant parler de cette courbe, mais que si peu d’investisseurs comprennent son l’incidence et les raisons pour lesquelles les investisseurs  et les gestionnaires de portefeuille la surveillent.

La courbe de rendement présente la différence entre les intérêts versés, ou le rendement, des obligations à court terme  par rapport aux obligations à long terme. Normalement, les obligations à long terme offrent un meilleur rendement aux investisseurs, qui immobilisent leur argent plus longtemps.

C’est logique. Si l’on veut  qu’un investisseur immobilise son argent, il faut qu’il en tire des avantages. Les obligations à plus long terme offrent un rendement plus élevé pour encourager les investisseurs à immobiliser leur argent  plus longtemps. Pour cette raison, les obligations à plus long terme  ont un rendement généralement plus élevé que les obligations à plus court terme. Tout le monde suit?

Une obligation à court terme  est porteuse d’intérêts, mais puisque l’investisseur  peut retirer le montant investi dans une période quand même courte et le réinvestir dans un instrument un peu plus alléchant, le rendement est inférieur. C’est donc pour cette raison que les obligations à plus long terme  ont un rendement ou des intérêts plus élevés que les obligations à plus court terme.

[QU’EST-CE QU’UNE INVERSION DE LA COURBE DE RENDEMENT ET POURQUOI EST-CE IMPORTANT?]

Alors, qu’est-ce qu’une inversion de la courbe de rendement et pourquoi est-ce important? Lorsque les investisseurs sont préoccupés par la  croissance économique future, surtout pour les marchés des valeurs mobilières, ils liquident leurs actions et achètent des obligations à plus long terme.

C’est là où le concept de l’offre  et de la demande entre en jeu. Si un produit en particulier  est plus demandé, sa valeur augmente. Dans le marché des obligations, lorsque la demande pour les obligations à plus long terme augmente, le rendement diminue.

La valeur nominale de l’obligation augmente, mais son rendement diminue. Plus le montant investi dans les obligations à plus long terme est élevé, plus le prix de l’obligation augmente et  le rendement diminue.

[LORSQUE LE RENDEMENT D’UNE OBLIGATION À LONG TERME EST INFÉRIEUR À CELUI D’UNE OBLIGATION À COURT TERME, LA COURBE EST INVERSÉE]

Alors, voici ce qui  peut se produire. Voici un aperçu de  l’inversion de la courbe de rendement du 26 mars au sein des marchés canadiens. En bleu, vous pouvez voir l’obligation gouvernementale à 10 ans, aussi appelée le bon à 10 ans, et en noir,  l’obligation du gouvernement du Canada  à 3 mois.

En regardant le billet à 10 ans et le  billet à 3 mois, on peut observer un écart de taux. Et cet écart que vous pouvez voir reflète la différence entre les rendements. Normalement le rendement du billet à 10 ans devrait toujours être meilleur, lorsque l’économie se porte bien, que celui du billet à plus court terme.

Le 26 mars, on peut observer cette inversion. Vous pouvez voir ce repli sous cette ligne noire. Et cette ligne représente l’inversion. Les investisseurs et les gestionnaires de portefeuille observaient donc cette tendance et se disaient que plus de fonds étaient investis dans les obligations à plus long terme et étaient donc retirés du marché des actions puisque le risque de repli était élevé et qu’il était plus sécuritaire d’investir dans les actions à plus long terme.

D’un point de vue psychologique, les investisseurs sont plus à l’aise d’obtenir un rendement inférieur en investissant dans une obligation à long terme puisqu’il s’agit tout de même d’un rendement positif, tandis que le marché des valeurs mobilières pourrait  offrir un rendement inférieur ou même donner lieu à une perte. Voilà donc l’inversion de la courbe de rendement.

[UNE RÉCESSION EST-ELLE GARANTIE?]

Alors, une récession est-elle garantie?  Non, pas du tout. Même si l’inversion montre  le manque de confiance des investisseurs par rapport à l’économie et qu’elle précède généralement une récession, cette dernière ne va pas nécessairement  se produire.

Cependant, et c’est pour cette raison  que les investisseurs sont inquiets, la dernière inversion a eu lieu en 2007. Je n’ai probablement pas  besoin de vous rappeler ce qui s’est passé un an plus tard,  lorsque les marchés des valeurs mobilières ont chuté à l’échelle mondiale.

D’un point de vue psychologique, les investisseurs  et les gestionnaires de portefeuille qui observent cette inversion de la courbe de rendement et tiennent compte des conséquences historiques  d’une telle inversion sur l’économie sont inquiets. C’est histoire  de l’œuf et de la poule.

L’inversion de la courbe de rendement laisse-t-elle présager une récession, ou est-ce que le risque de récession  qui donne lieu à l’inversion? Ensuite, le tout devient psychologique. C’est en quelque sorte une prophétie qui se réalise d’elle-même. Au final, cela importe peu.

Nous tenons à souligner qu’il  y a un risque, de l’incertitude et des préoccupations, et que nous pouvons  prendre des mesures dans nos portefeuilles pour les gérer. Revenons maintenant à notre question. Une récession est-elle garantie? Comme les banques centrales contrôlent les taux d’intérêt, qui sont un facteur de croissance important, une récession n’est pas nécessairement garantie.

Les banques centrales des États-Unis,  du Canada et de l’Europe peuvent maintenir un environnement de taux d’intérêt peu élevés. Ce que nous voulons dire, c’est que l’argent à bon marché peut contribuer grandement à la croissance de l’économie.

Certains facteurs d’influence externes  peuvent donc aider à atténuer ou à compenser  les risques de récession. Au bout du compte, nous devons quand même reconnaître cette préoccupation.

[COMMENT LE MARCHÉ DES OPTIONS PEUT-IL AIDER À GÉRER L’INCERTITUDE?]

Comment le marché des options  peut-il aider à gérer l’incertitude? Au final, c’est l’objectif  des options. Elles servent à créer des stratégies qui nous aident à gérer l’incertitude  ou à en profiter.

[QU’EST-CE QU’UNE OPTION?]

Parlons un peu du  marché des options. Tout d’abord, il s’agit d’un  marché des produits dérivés, ce qui signifie que le prix des options  est notamment fondé sur la valeur du titre sous-jacent. C’est un contrat qui représente des droits et des obligations.

Nous avons l’occasion,  à titre de participant à ce marché, de déterminer nos objectifs et  les stratégies les plus logiques  à mettre en place et, au bout du compte, de décider si l’on veut obtenir le droit d’achat ou de vente d’un titre, ou d’obtenir une prime pour assumer une obligation.

Nous pouvons  prendre ces décisions lorsque nous avons une idée de  ce vers quoi le titre sous-jacent se dirige.

[OPTIONS DE VENTE]

Pour vous donner un aperçu des différences entre les options  et les contrats, nous pouvons utiliser deux types de stratégies pour effectuer des opérations et atteindre nos objectifs. Nous pouvons utiliser les options de vente. Vous pouvez acheter ou bien vendre  de telles options, selon vos  objectifs.

Dans la présentation  d’aujourd’hui nous nous concentrerons  sur l’achat de ces options. L’acheteur d’options de vente paie une prime et obtient un droit, soit un droit de vente de 100 actions  du titre sous-jacent pour chaque contrat  acheté.

Donc, ce qu’il faut retenir, c’est que l’acheteur de l’option de vente a le droit de vendre 100 actions  pour chaque contrat acheté. Chaque contrat correspond donc à un facteur de 100 et l’acheteur de l’option de vente  a le droit de vendre ces actions à un prix déterminé.

On peut choisir  le prix d’exercice, soit le prix auquel les actions peuvent être vendues, ainsi que la durée de validité du contrat.

[OPTIONS D’ACHAT]

Le deuxième type de contrat d’option  que nous allons voir aujourd’hui est l’option d’achat. L’acheteur de l’option d’achat paie une prime et obtient un droit d’achat de 100 actions pour chaque contrat acheté.

Une fois de plus, l’acheteur de l’option  d’achat paie une prime qui lui donne le droit  d’acheter 100 actions à un prix déterminé. Ce droit est valide  pendant une période précise. Les caractéristiques sous-jacentes  de chaque contrat comprennent la sélection d’un prix d’exercice, soit le prix auquel les actions peuvent être vendues ou achetées, et d’une date d’expiration, soit la date jusqu’à laquelle les  droits et les obligations du contrat sont valides.

 C’est là que les choses deviennent  un peu plus complexes. Cependant, ce qu’il faut retenir,  c’est que les contrats que nous achetons sont assortis de critères bien précis et que nous choisissons  ces critères selon nos objectifs. Ces critères correspondent à nos droits  par rapport à l’action sous-jacente et à la durée pendant laquelle ces droits sont valides.

À titre de rappel,  le facteur associé au contrat est de 100. En ce qui concerne les  prix des options présentés dans ce que l’on appelle  une chaîne d’options, vous pouvez voir un  prix indiqué de 1,25, ou 1 dollar et 25 cents. C’est le prix par action. En raison du facteur de 100, le coût sera de  125 $, et ainsi de suite, comme vous pouvez le voir  dans ce tableau.

[COMMENT PUIS-JE LES UTILISER?]

Voyons comment nous  pouvons nous servir des options et faisons un lien avec  un environnement teinté de risques et  d’incertitude. En tant qu’acheteurs de l’option, nous pouvons adopter une stratégie directionnelle assortie d’une exposition aux risques  limitée et définissable.

Je vais vous présenter quelques exemples  lors de la présentation. Nous pouvons nous servir des options  comme une source de revenus. Si nous nous trouvons dans un marché où les actions sont stables, les options peuvent être utilisées  comme source de revenus lorsque la plus-value du capital  est limitée ou absente en raison d’un ralentissement.

Voici un dernier point, et non le moindre, puisque la présentation d’aujourd’hui porte sur la  gestion du risque et la couverture et que la gestion du risque est en fait  liée à une stratégie directionnelle assortie d’une exposition aux risques limitée et définissable. Nous pouvons établir des stratégies dans notre portefeuille nous aidant à cibler et à gérer efficacement les risques et à établir une couverture pour pallier l’incertitude  qui peut accompagner une récession.

[ADOPTER UNE STRATÉGIE DIRECTIONNELLE]

Voyons maintenant les  stratégies directionnelles.

[DEUX FAÇONS DE PARTICIPER À UN MARCHÉ À LA HAUSSE]

Pour ce qui est des  stratégies directionnelles, voyons d’abord  les marchés à la hausse. Nous avons parlé d’à quel point  une récession est généralement négative pour le marché des valeurs mobilières. Dans cette situation, on peut s’attendre à ce que les actions  soient stables, puis diminuent. Sachez qu’il peut y avoir  des occasions dans cet environnement et un potentiel  de hausse.

Certains cas particuliers pourraient  aller à l’inverse du marché, auquel cas vous voudriez adopter une approche haussière et acquérir ces actions, ou vous pourriez penser que la récession  se termine et vouloir vous assurer d’acquérir un titre  à sa valeur la plus faible.

Voyons quelques exemples. Dans le premier exemple, nous allons acheter des actions. Le titre  XYZ  se négocie à 45 $ par action,  et nous voulons acheter 1 000 actions. Pour ces actions,  nous devrons donc payer 45 000 $. Ne tenons pas compte de la  marge ou d’autres facteurs.

Dans cet exemple,  pour acheter 1 000 actions d’un titre négocié à 45 $, il faut payer 45 000 $. Une solution de rechange à cet achat serait le marché des options. Plutôt que d’acheter les actions, on peut acheter une option d’achat et obtenir un droit d’achat des actions.

Nous devons choisir  un prix d’exercice. Comme l’action  se négocie à 45 $, nous allons regarder ce qui est disponible  dans cette chaîne d’options pour ce qui est des prix d’exercice. Nous pouvons voir un prix d’exercice de 46 $, qui est relativement proche du 45 $ actuel.

Nous devons aussi étudier les dates d’expiration offertes. En prenant du recul, on peut se dire que ces actions prendront de la valeur au cours des 3 prochains mois et que nous voudrons effectuer une négociation pendant cette période.

N’oubliez pas que nous  choisissons la période de 3 mois uniquement à titre d’exemple. Lorsque vous choisissez  la date d’expiration d’un contrat d’option, vous devez le faire  en fonction de vos attentes à l’égard de l’action sous-jacente.

La période pourrait être d’un, de trois ou de six mois, ou même d’un an. Vous devez faire ce choix en fonction des caractéristiques  de l’action sous-jacente. Dans cet exemple, le contrat d’option a une valeur de 3 $ par action. Comme chaque contrat nous donne une exposition à 100 actions,  le prix est de 300 $ par contrat.

Nous allons en acheter 10, puisque nous savons que chaque contrat  représente 100 actions et que nous devons en acheter 10 pour simuler une exposition   à cette position. Ces 10 contrats nous donnent une exposition à 1 000 actions et le droit d’acheter ces  1 000 actions à 46 $ par action au cours des 3 prochains mois.

Ce que nous voulons vraiment, c’est que le cours de l’action augmente à 47 $, à 48 $,  à 49 $, à 52 $ ou même à 55 $, pour que la valeur de l’option d’achat augmente aussi et que nous puissions  obtenir un profit.

Nous devons d’abord payer 3 000 $. Maintenant, la première chose  à prendre en considération est que la position  exige 45 000 $, mais que les options  nous coûtent 3 000 $.

[LE TITRE ATTEINT L’OBJECTIF DE 55 $  AVANT L’EXPIRATION]

Comparons maintenant les deux positions. Présumons que nous avons établi un objectif de 55 $ et que nous l’atteindrons  avant l’expiration. N’oubliez pas que les investisseurs  qui ont acheté 1 000 actions ont payé 45 $ par action. Le risque de cette position  est donc de 45 $ par action et il est fondé sur le prix total versé.

Ce risque présume que  le cours de l’action diminuera jusqu’à  zéro. Cela pourrait ou non se produire. Il faut cependant reconnaître l’exposition illimitée liée à l’achat de ces positions. L’avantage, c’est que si  l’objectif est atteint, vous avez un profit de 10 $ par action.

Avec ce placement initial de 45 000 $, si le cours de l’action atteint  l’objectif pendant la période choisie, vous faites un profit de 10 $ par action,  soit un profit total de 10 000 $. En revanche, avec  l’option d’achat, qui avait une période de 3 mois  et un prix d’exercice de 46 $, nous avons payé 3 $ par action. Notre risque maximum  s’élève donc seulement à 3 $ par action.

Faisons un calcul. Prenons le montant  réel versé à titre de prime, soit 3 $, et multiplions-le  par le facteur de 100 actions et le nombre de contrats. Le montant de 3 $ multiplié par le facteur de 100 actions  et les 10 contrats donne un montant total de 3 000 $.

Dans cet exemple, ce montant  correspond au risque maximum. La raison d’avoir recours  à des options d’achat comme stratégie haussière  de remplacement des actions  lors d’une récession  est la possibilité d’obtenir une position décisive  dans un marché à la baisse et de le faire en ayant une exposition  au risque limitée et définissable.

Vous connaissez les risques  avant même d’effectuer l’opération. Si le cours des actions  augmente comme prévu, l’acheteur des options d’achat  réalise un profit de 6 $ par action. Vous vous demandez certainement  pourquoi le profit est seulement de 6 $. Donc, l’action  se négocie à 55 $ et nous avons  le droit de l’acheter à 46 $. La valeur intrinsèque de  ce contrat d’option est donc de 9 $.

Cependant, nous avons versé  3 $ au vendeur d’options et ce montant représente  la valeur-temps. À l’expiration, la valeur-temps doit être soustraite  et versée au vendeur de l’option. Il nous reste donc  un profit de 6 000 $ en tout, ou de  6 $ par action. Comparons maintenant  le taux de rendement.

L’investisseur qui a acheté des actions a obtenu  un taux de rendement de 22 % pour le risque assumé et  a donc réalisé un profit plus important. Il a obtenu environ  4 000 $ de plus, mais, en fonction du risque assumé, il s’agit d’un  taux de rendement de 22 %.

L’investisseur qui a acheté des options d’achat a obtenu  un rendement inférieur, mais un taux d’environ 200 %. Tout le monde suit? Vous pouvez donc tirer parti de votre capital en ayant une exposition aux risques  limitée et définissable. Votre profit est moindre que celui  d’un investisseur qui a acheté des actions similaires, mais vous le faites d’une  façon beaucoup plus alléchante, puisque vous investissez  moins de capital et assumez un risque moindre  si l’action chute au lieu d’augmenter.

[DEUX FAÇONS DE PARTICIPER  À UN MARCHÉ À LA BAISSE]

Continuons sans plus tarder. Vous pourrez poser des questions à la fin de la présentation,  alors passons à un environnement de marché à la baisse. La plupart des investisseurs sont conditionnés  à participer aux marchés à la hausse lorsque la valeur des actions augmente. 

Tout le monde pense que la seule façon de réaliser  un profit est d’investir dans des actions à la hausse. Cependant, les investisseurs  plus aguerris savent  qu’ils peuvent aussi vendre des titres à découvert et réaliser un profit même  lorsque le marché est à la baisse. Comparons deux façons de  participer à un marché à la baisse.

Nous allons d’abord vendre 1 000 actions à découvert du titre XYZ à 42 $. Nous allons donc ajouter un crédit de 42 000 $ à notre portefeuille. Cependant, n’oubliez pas l’exigence de marge. En tout temps, si l’opération  ne se déroule pas comme prévu, donc si la valeur des actions augmente, comme nous le verrons dans l’exemple, nous devrons rembourser ce montant, et plus encore, pour dénouer la position.

Les courtiers surveilleront  de très près ce qui se déroule  dans votre portefeuille. Je tiens également  à dire qu’on ne peut pas vendre des actions à découvert dans un compte enregistré.

Mais on peut acheter des options de vente. Une solution de rechange  à la vente à découvert de 1 000 actions à 42 $  serait le marché des options. Nous pourrions acheter une option  nous donnant le droit de vendre ces actions à découvert à 42 $. 

À mesure que la valeur de l’action diminue, le droit de la vendre  à un prix plus élevé devient de plus en plus  alléchant. C’est donc là que nous pouvons  obtenir un rendement. Dans cet exemple, utilisons une option de 3 mois ayant un prix d’exercice de 42 $. Comme dans l’exemple précédent,  le choix de la période d’expiration dépend de nos attentes à l’égard  de l’action sous-jacente.

De combien de temps pensez-vous avoir  besoin pour que le cours de l’action fluctue suffisamment pour que  vous réalisiez un profit? Pour certaines actions, cela se déroule très rapidement, et pour d’autres non.

Assurez-vous de vous donner  assez de temps. Dans ce cas-ci, le prix d’option de ce  contrat est de 2,20 $ par action. Si l’on multiplie ce montant par le facteur  de 100 unités, on obtient 220 $. Puisque nous voulons reproduire 100 actions du titre sous-jacent, nous allons acheter 10 contrats.

Nous avons donc acheté 10 contrats d’option de vente qui expireront dans 3 mois et nous donnent le droit de vendre l’action,  ou de la vendre à découvert, à 42 $. Le tout nous coûte 2 200 $.

[LE TITRE ATTEINT L’OBJECTIF DE 37 $  AVANT L’EXPIRATION]

Lorsque l’on compare  les deux positions, l’investisseur du marché des actions  assume un risque indéfini. Si la valeur de l’action  continue d’augmenter, le vendeur à découvert est responsable de faire un  achat de couverture.

Plus la valeur augmente, plus la couverture coûte cher. Une fois de plus, voici un exemple. Si nous vendons à découvert des actions à 42 $, mais que leur cours augmente à 45 $, nous devons redonner ces actions  à leur propriétaire à leur valeur marchande.

Nous avons gagné 42 $, mais devons redonner 45 $, 48 $, 50 $ ou même 55 $. Peu importe le cours de l’action, nous devons le couvrir. Donc, nous devons avoir assez de fonds dans notre compte pour couvrir les exigences de marge et les risques, ou le courtier décidera de mettre fin  à la position en raison de fonds insuffisants pour couvrir les obligations et  remettre les actions.

Le risque est indéfini, mais si le  cours de l’action baisse comme prévu, et que le titre de XYZ est de 37 $  avant l’expiration, le vendeur à découvert gagne 5 $ par action  ou 5 000 $ en tout. Comment est-ce  possible? En fait, il a vendu l’action à découvert à 42 $, a acheté une couverture, puis a racheté l’action à 37 $ et peut conserver la différence. Tout le monde suit?  Il a acheté les actions à 42 000 $ et a renvoyé 37 000 $, et il peut empocher la différence, soit 5 $ par action ou 5 000 $ en tout.

Passons maintenant à l’acheteur de l’option de vente. Une fois de plus, nous avons 10 contrats, une expiration dans 3 mois, et un prix d’exercice de 42 $. L’acheteur a  payé 2,20 $ par action, ou 2 200 $, et son risque est limité à ce prix. Encore une fois, la prime versée est de 2,20 $ par action et est multipliée  par le facteur de 100 actions et le nombre  de contrats.

Donc, le montant de 2,20 $  multiplié par 100 actions et par 10 contrats équivaut à 2 200 $. L’acheteur a le droit de vendre  à découvert l’action à 42 $ et l’action se négocie  actuellement à 37 $. Une valeur intrinsèque de 5 $ est donc associée à ce contrat d’option de vente.

Cependant, l’acheteur de l’option  de vente a payé 2,20 $. Le vendeur de l’option  garde donc ce montant. Comme il a respecté ses obligations en vertu du contrat, il conserve la prime.

Si l’on soustrait cette prime de la valeur totale du contrat d’option, le profit net de  l’investisseur est de 2,80 $ par action. Vous pouvez donc voir que  le vendeur à découvert a obtenu un meilleur rendement, mais que son rendement rajusté en fonction du risque est de 12 %, par rapport à 127 %  pour le vendeur de l’option de vente.

Il y a donc deux façons d’adopter une stratégie directionnelle. L’une d’elles offre un  rendement plus élevé si vous choisissez  la bonne direction, mais l’autre propose une exposition  au risque limitée et définissable et un taux de rendement rajusté plus élevé dans la période choisie.

[POINTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION]

Il y a quelques points importants à prendre en considération. L’acheteur d’actions et le vendeur à découvert  ne sont pas limités dans le temps. Si vous pouvez maintenir votre exigence de marge ou votre position, vous pouvez conserver l’action aussi  longtemps que l’entreprise exerce ses activités.

Tant que vous pensez que l’opération est avantageuse ou que vous êtes en mesure de  respecter l’exigence de marge, vous pouvez continuer. L’acheteur de l’option est limité dans le temps et risque une perte  à la date d’expiration si le cours de l’action  ne fluctue pas suffisamment.

Cela signifie que si, à titre d’acheteur de l’option, vous ne vous laissez assez de temps  pour participer à l’occasion, vous pourriez subir une perte  par rapport à cette position, réévaluer la situation et déterminer si vous désirez essayer à nouveau ou trouver une autre occasion.

Il y a donc quelques différences importantes à prendre en considération. Vous devez gérer en fonction  de la dépréciation temporelle associée à l’utilisation de l’option  à titre d’acheteur de l’option.

[GESTION DU RISQUE  ET COUVERTURE]

[LA STRATÉGIE]

Voici la stratégie. Vous achetez ou détenez déjà les actions. Vous avez donc une gamme  de titres dans votre portefeuille. Vous achetez une option de vente pour obtenir le droit de vendre ces actions. Si la valeur des actions diminue, celle de l’option de vente augmente et compense une partie de la perte.

C’est un peu comme une assurance pour les actions. Même si vous adoptez  une stratégie fondamentalement haussière en investissant dans l’action, vous désirez simplement  à ajouter une mesure de prévention.

[EXEMPLE]

Examinons un exemple d’investisseur qui adopte une approche haussière quant aux actions,  mais désire participer en limitant son exposition au risque. Cette situation peut se produire lorsque nous commençons vraisemblablement  une période de récession et que vous pensez  qu’une action a du potentiel, mais que vous ne pouvez pas le garantir, et que vous désirez mettre en place des mesures préventives.

Vous pourriez alors adopter cette stratégie. Le titre XYZ se négocie  actuellement à 80 $ par action et vous pensez que le cours pourrait augmenter à 90 $ au cours des 4 prochains mois.

 [ACTIONS ET OPTION DE VENTE]

Vous achetez 300 actions à 80 $ par action, et investissez donc 24 000 $. Vous détenez maintenant ces actions. Ensuite, vous vous tournez  vers le marché des options et achetez une option de vente vous permettant de couvrir votre risque au cours des 4 prochains mois et  vous donnant le droit de vendre ces actions à 80 $, soit le prix que vous avez payé, peu importe à quel point  le cours de l’action chute.

Vous payez 2,50 $  par action pour cette option de vente. Il s’agit de votre prime, tout comme pour votre assurance auto. Si vous conduisez une voiture, vous voulez gérer votre risque et payez donc une prime. La prime de l’option est en quelque sorte votre  prime de police d’assurance.

Vous achetez 3 contrats, qui permettent de couvrir votre position pour 300 actions, et cela vous coûte 750 $. C’est ce que vous devez payer pour assurer votre position au cours des 3 prochains mois. Vous le faites parce que, selon vous, le risque de la position est plus élevé que le coût  de la police d’assurance.

Comme je le disais plutôt, c’est comme pour un conducteur. Le montant à payer  en cas d’accident est beaucoup plus élevé que la prime mensuelle. Donc, pour l’acheteur de l’option de vente, le risque est plus important que le coût de l’option, mais le placement a tout  de même le potentiel d’être avantageux.

[RISQUE MAXIMUM]

Alors, quel est votre risque maximum? C’est la prime que vous payez pour votre option de vente, que l’on appelle un coût irrécupérable, auquel on ajoute la différence entre le prix d’exercice de l’option de vente et le prix d’achat  de l’action.

Autrement dit, dans notre exemple, comme nous avons acheté l’action à 80 $ et que le prix d’exercice est de 80 $, le risque maximum correspond à la prime payée pour l’option de vente.

Cependant, si nous avions payé l’action 80 $ et que le prix d’exercice s’établissait à 75 $, la différence entre le prix d’achat et le prix d’exercice, soit 80 $ moins 75 $, correspondrait à 5 $. On ajoute ce montant au prix de l’option de vente, soit 2,50 $.

Le risque maximum est donc de 7,50 $. Nous pouvons donc  choisir nos paramètres selon nos préoccupations  à l’égard du marché. Si nous sommes vraiment préoccupés, nous pouvons établir un prix d’exercice proche de celui auquel l’action se négocie.

Si nos préoccupations sont moindres, on peut choisir un prix d’exercice moins élevé et payer  moins d’argent puisque nous ne pensons pas que  le risque est aussi important qu’il pourrait l’être.

[L’OPÉRATION]

Jetons un œil à l’opération.  Nous avons payé une prime de 3,13 % pour un prix de vente garanti  de 80 $ pour les 4 prochains moins. En fait, notre risque maximum en assumant cette position pour les 4 prochains mois est de 3,13 %.

Nous profitons de tout le potentiel de l’action, plus les dividendes, et nous avons défini le pire scénario. Pensez-y. Une récession commence, mais nous voulons tout de même adopter une approche décisive quant à une action que nous aimons.

Nous pouvons bâtir notre stratégie de couverture en fonction de cette approche et profiter du potentiel de croissance, tout en ayant l’esprit tranquille, car notre exposition au risque est définie.

[EN RÉSUMÉ]

Alors, lorsque nous tentons de  boucler la boucle, nous pouvons nous poser quelques questions et devons tenir  compte de certains points.

[UNE RÉCESSION N’EST PAS GARANTIE, MAIS LE RISQUE DE RÉCESSION DONNE LIEU À UNE INCERTITUDE ET À UNE VOLATILITÉ]

Nous devons nous assurer  de reconnaître qu’une récession n’est pas garantie, mais que le risque de récession donne lieu à une incertitude et à une volatilité. Au bout du compte, c’est ce que nous tentons de gérer.

C’est cette incertitude et cette volatilité du marché. Les stratégies d’options abordées aujourd’hui peuvent nous aider à définir le risque et à effectuer une gestion  dans un environnement plus volatil. En fin de compte, nous voulons nous servir des options en tant qu’outil qui complète un plan de négociation ou de placement.

Nous ne voulons pas  nous tourner vers le marché des options et commencer à utiliser  ces stratégies à l’aveuglette à tout prix. Nous voulons prendre du recul et réfléchir à la façon de les appliquer plus efficacement. Puisque l’on peut adopter une stratégie directionnelle avec un capital limité et un risque définissable, le fait de pouvoir définir l’exposition  au risque dans un environnement incertain est très utile.

Nous pouvons détenir des actions et profiter d’une protection. Cela signifie aussi que si vous profitez de la hausse d’un titre  pendant un certain temps, plutôt que de  liquider la position, vous pouvez continuer à investir, mais ajouter une option de vente comme mesure de protection, garantir vos profits à ce jour et, si le marché continue d’augmenter, vous en profiterez et n’aurez payé que la prime.

En cas de repli du marché, vous aurez garanti vos profits, moins la prime, et aurez bien géré  vos risques. Je crois également qu’il est important d’examiner les options comme stratégie de  gestion de vos émotions. Lorsque vous investissez dans un environnement empreint d’incertitude et que chaque jour, quand vous vous réveillez, vous consultez les nouvelles et la progression  des marchés, cela peut être stressant.

En commençant à intégrer les options  comme une façon de définir et de gérer le risque, et comme solution de rechange  à une participation aux marchés, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles.

Vous vous sentez mieux d’avoir investi, car avant de soumettre l’opération, vous avez déjà défini votre exposition aux risques et il ne devrait pas y avoir de surprises. Enfin, je tiens à dire, avant la période de questions, que les stratégies abordées aujourd’hui ainsi que quelques stratégies de production de revenus qui sont offertes à nous peuvent être adoptées dans un compte enregistré.

Les personnes qui investissent dans un CELI ou dans un compte enregistré et gèrent activement leurs placements  peuvent utiliser ces stratégies dans ces comptes pour se protéger et préserver leur capital, et pour adopter une stratégie directionnelle quant à une action, qu’elle soit à la hausse ou à la baisse dans un environnement incertain.

[RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES]

Sur ce, voici quelques ressources offertes par la Bourse de Montréal. Le blogue lesoptionscacompte.ca contient des billets brefs et opportuns sur diverses stratégies pertinents selon la conjoncture du marché, des vidéos, des webinaires, des guides et des stratégies de négociation, des calculateurs d’options, des simulateurs de négociation d’options d’achat couvertes et un outil de sélection génial qui s’appelle OptionsPlay. 

Vous pouvez y ajouter un titre et consulter quelques idées qui pourraient être intéressantes quant à la superposition de stratégies d’options. Ce qui est vraiment intéressant, c’est que vous tentez de comprendre les conséquences des stratégies abordées et que l’outil vous les présentera et vous montrera des profils de risque-rendement. Vous pouvez vous dire : « Si je fais cela, quel est mon risque maximum?

Quel est le rendement maximum?  Est-ce que cela en vaut la peine? » Prenez un moment pour  consulter ces ressources.

[MERCI]

Avant de répondre à quelques questions, je tiens à remercier tout le monde qui a participé à la présentation de cet après-midi. Je ne sais pas si j’en ai parlé pendant la présentation, mais nous éprouvons des difficultés avec l’audio. Je n’entendais pas les personnes à l’autre bout du fil. Peut-être pouvez-vous faire un test rapide et nous dire si vous êtes parmi nous?

[Merci, Jason,  pour cette présentation fort intéressante.]

[Je tiens à confirmer que vous  nous entendez.]

[Jason, êtes-vous toujours là?]

[Jason Ayres] :

Je vous entends  bien, merci de confirmer.

[Modérateur] :

Nous tenons à répondre à des questions du public. Veuillez prendre le temps  de saisir votre question dans le coin inférieur droit de l’écran. De plus, veuillez-vous assurer que les questions cadrent avec la présentation d’aujourd’hui et qu’elles ne portent pas sur des titres précis, car nous ne pouvons pas formuler de recommandations.

En attendant vos questions, j’aimerais souligner que les clients de Pro-Investisseurs CIBC ont accès à notre Banque de connaissances, où ils peuvent profiter de nos ressources gratuites. Vous trouverez l’onglet vers notre Banque de connaissances du côté gauche de l’écran après avoir ouvert une session dans votre compte Pro-Investisseurs.

Elle contient des vidéos, des articles et des webinaires enregistrés sur divers sujets liés à l’économie et aux marchés. Vous pouvez aussi vous inscrire  aux prochains webinaires et à notre bulletin trimestriel, et consulter les anciens bulletins, pour obtenir les renseignements les plus à jour sur les marchés financiers, l’économie et les placements. Je redonne maintenant la parole à Jason, qui pourra répondre à vos questions.

[PÉRIODE DE QUESTIONS]

[Jason Ayres] :

Donc, sans plus tarder, voici notre première question. Je crois que vous avez déjà répondu  à quelques questions, notamment sur la disponibilité  de la présentation. Peut-on négocier des options de vente dans un CELI?

Absolument. Vous devrez peut-être communiquer avec  votre personne-ressource à la Banque CIBC pour permettre  l’accès aux options dans votre compte. Ils pourront vous en parler plus en détail. Cependant, vous pouvez acheter des options de vente, des options de vente de protection, des options pour spéculer quant à un marché à la baisse, des options pour couvrir une position en actions, des options pour spéculer quant à une occasion de hausse, et des options d’achat couvertes pour produire des liquidités.

Vous pouvez également mettre en place une stratégie de tunnel pour produire des liquidités et couvrir le risque de baisse d’une action dans tous vos comptes enregistrés. J’espère que j’ai répondu à cette question.

Nous avons maintenant une question sur les options sur actions à long terme. La date d’expiration de l’option que vous choisissez pour le contrat est fonction de vos prévisions. Une stratégie relativement courante pour les comptes non enregistrés consiste à acheter une option à long terme sur actions  ou un contrat d’option à long terme pour une action que vous désirez détenir, sans toutefois mettre de l’avant tout le capital, puis à vendre des options à court terme contre cette position. 

Ces options sur actions à long terme offrent donc une couverture. C’est un peu comme une option d’achat couverte, sauf que vous utilisez un contrat  à plus long terme pour participer. Le choix de l’expiration  est fonction de vos attentes à l’égard de l’action et de la façon dont vous désirez participer.

Peut-on négocier des options dans un CRI? Les options dépendant de la façon dont votre compte est structuré. On peut négocier des options dans tous les comptes enregistrés, si l’on se limite aux stratégies que j’ai mentionnées plus tôt. Nous avons beaucoup de questions! J’adore!

Je suis certain que nos partenaires de la Banque CIBC  me feront savoir quand nous manquerons de temps. J’ai une question de John. Lorsque  l’on achète des options, si le cours de l’action atteint l’objectif, obtient-on seulement la prime ou conserve-t-on les actions?

Excellente question. Si vous achetez  une option, vous avez le choix  de la vendre puisqu’elle a pris de la valeur ou d’exercer votre droit de souscription et donc d’acheter les actions. Tout dépend de ce que vous tentez d’accomplir. La plupart des spéculateurs qui ont recours aux options veulent simplement acheter et vendre le contrat d’option. Si le cours de l’action fluctue à votre avantage et que vous réalisez un bon profit, vous pouvez fermer votre position en tout temps.

Si j’ai acheté un contrat à 2,50 $ et que je peux le vendre à 4,25 $, je peux le vendre et ne jamais avoir à m’inquiéter du transfert des actions. Encore une fois, tout dépend de ce que  vous tentez d’accomplir. Lorsque vous achetez des options, vous avez un droit, mais pas une obligation, et pouvez mettre fin à votre position en tout temps.

Qu’est-ce que la vente à découvert? J’ai mentionné plus tôt que les investisseurs plus aguerris peuvent vendre des actions ou les vendre à découvert. C’est une façon de participer à une action qui, selon vous, va perdre de la valeur. Vous empruntez  l’action et la vendez, disons à 50 $.

Vous obtenez 50 $ par action  vendue dans votre compte. L’objectif consiste à  retourner l’action à son propriétaire initial, mais à un prix moins élevé. Donc, vous obtenez 50 $ et couvrez cette position, disons à 45 $. Vous conservez la différence. C’est un peu comme emprunter la tondeuse de votre voisin  et la lui retourner brisée.

Vous voulez recueillir le montant le plus élevé et redonner le plus faible. C’est une façon d’adopter une stratégie à la baisse. Cependant, vous ne pouvez pas le faire dans votre compte enregistré. Nous avons beaucoup de questions! Qui détermine le prix des options? Il y a beaucoup de sujets que nous n’avons pas pu traiter lors de la présentation d’aujourd’hui  par manque de temps.

Le prix des options est fixé en fonction  d’un ensemble de variables, dont le prix de l’action sous-jacente et la durée avant l’expiration. La volatilité, donc le mouvement prévu  du titre sous-jacent est une autre variable. Les taux d’intérêt et les dividendes en sont deux autres. Il existe en fait un modèle de détermination du prix. Le modèle Black-Scholes  est le plus populaire.

Cette équation permet d’obtenir une valeur théorique. Les teneurs de marchés, qui sont en fait des entreprises en place pour créer un marché pour un produit, peuvent utiliser cette équation pour déterminer le prix du contrat d’option.

Ensuite, les acheteurs et les vendeurs de ce contrat d’option font fluctuer le prix du contrat. Donc le prix est fixé au moyen  d’un ensemble de variables, puis par la vente et l’achat des contrats. Margaret nous demande si, lorsque l’on achète une option de vente, on peut vendre les actions même si l’on ne les possède pas.

Si vous achetez une option de vente, votre droit, si vous ne possédez pas l’action sous-jacente, consiste à vendre l’action à découvert. Vous assumez donc  une position à découvert et vous tentez de vendre l’action à un prix inférieur. Il y a beaucoup de facteurs.  Vous ne pouvez pas le faire dans un compte enregistré, mais si vous aviez une marge suffisante pour couvrir votre position à découvert, vous pourriez exercer votre option de vente et assumer une position à découvert.

Manjeet Dinder nous demande en quoi consistent les options de vente et d’achat. Le sujet est très vaste. Je vous suggère donc de passer en revue certains des autres enregistrements disponibles. Nous en parlerons aussi lors de prochains événements.

Pour vous donner une idée, les options d’achat et de vente sont les deux différents types de contrats utilisés dans le monde des options. Vous pouvez vous reporter à mes diapositives de présentation des options qui présentent les droits et obligations  de chaque type d’option.

Je pense que cela vous sera très utile. Cray nous pose cette question : « En général, même si cela est risqué, envisageriez-vous, dans des marchés baissiers, de vendre des actions?  Je ne nommerai pas de titre.

Achèteriez-vous à bas prix pour ensuite vendre au bon moment  lorsque le cours est plus élevé? » En gros, c’est de cette façon que l’on utilise une option d’achat pour remplacer une stratégie fondée sur des actions  alors que l’on amorce une période ou l’on attend un repli. N’oubliez pas qu’il est impossible de savoir.

On aimerait bien se dire  « Oh! Je pense que cette action est avantageuse! » Je vous invite à  lire l’analogie de M. Le Marché, si vous n’avez jamais lu cette personnification du marché. Je crois qu’elle est très utile, surtout en raison de cette phrase : « Si vous pensez que M. Le Marché vous montre un prix faible, achetez l’action. Il vous montrera alors exactement ce que le mot faible signifie. »

Donc, au bout du compte, on ne peut pas savoir. Lorsque vous utilisez une option d’achat  pour remplacer une stratégie, vous définissez votre risque. Vous tentez votre chance avec une action qui, selon vous, pourrait être avantageuse. Si c’est le cas, vous pouvez  exercer votre droit et acheter les actions ou  simplement revendre les options d’achat au sein du marché. Vous avez donc des choix.

Il y a tellement de choses à voir. Il est déjà  passé 13 h. Je vais consulter le  quartier général. Nous reste-t-il du temps? Ce semble bien être tout le temps dont nous disposions aujourd’hui, Jason.

Je suis désolé! Nous avons reçu  des questions très pertinentes. Je vous remercie tous et toutes. Je suis reconnaissant de vos commentaires. Je vous laisse donc conclure  la présentation d’aujourd’hui.

[MERCI]

 Merci, Jason, votre présentation a été très instructive. Vous nous avez permis de facilement comprendre comment utiliser les options de vente et d’achat pour limiter les risques et potentiellement engranger des profits dans un marché à la baisse. Merci encore pour cette présentation et cette démonstration des plus intéressantes.

[JOURNÉES DE FORMATION SUR LES OPTIONS  DE LA BOURSE DE MONTRÉAL]

Le groupe Pro-Investisseurs CIBC est fier de commanditer les Journées de formation sur les options de 2019  de la Bourse de Montréal. Ces journées complètes de formation  ont été conçues pour fournir aux investisseurs individuels les connaissances requises pour naviguer dans le marché des options.

Veuillez consulter les renseignements à l’écran si vous désirez en savoir plus sur les options et sur des stratégies d’option avancées. Je tiens à vous rappeler que si vous souhaitez visionner de nouveau cet atelier virtuel, un lien sera envoyé par courriel  à toutes les personnes qui se sont inscrites.

Je remercie tous les participants  de leur présence. Si vous avez des questions ou des commentaires, visitez le site Web de Pro-Investisseurs CIBC ou encore appelez-nous, clavardez avec nous ou envoyez-nous un courriel. Une fois de plus, nous vous remercions. Nous espérons vous revoir à la prochaine présentation!