[Constituer un portefeuille de fonds négociés en bourse (FNB)]
Le 18 octobre 2017

[Découvrez des stratégies de base sur le recours aux fonds négociés en bourse (FNB)  pour constituer un portefeuille de placement.]
[L’atelier commencera bientôt.]
[Animateur :]

Bonjour à tous. Merci de vous joindre à nous aujourd’hui. Au nom de Pro-Investisseurs CIBC, je vous souhaite à tous la bienvenue à cet atelier virtuel présenté par Mark Noble. Je m’appelle Ammar, et je serai votre animateur pour cette activité. Voici maintenant quelques points à noter avant de commencer.

[AVIS]

Services Investisseurs CIBC inc.ne donne pas de conseils de placement, ni de conseils fiscaux ou de recommandations. Toute la matière présentée aujourd’hui l’est uniquement à titre informatif. L’atelier d’aujourd’hui est enregistré et pourra être réécouté à partir de notre site Web. Vous trouverez le lien permettant d’accéder à l’enregistrement sur notre page d’accueil.

[COMMANDES]

Si vous voulez voir la présentation en mode plein écran, cliquez sur les flèches d’agrandissement situées dans le coin supérieur droit de l’écran. Si vous avez des questions pendant la présentation, veuillez les prendre en note, vous pourrez les poser à la fin de la présentation.

[CONFÉRENCIER Mark Noble, vice-président principal et directeur des stratégies de ventes, Horizons ETFs Management (Canada) Inc.]

Nous sommes ravis de vous présenter l’atelier Constituer un portefeuille de fonds négociés en bourse, qui porte sur l’importance de la répartition de l’actif, présente différentes stratégies de FNB, et donne aussi quelques conseils sur l’achat et la vente des FNB. Nous avons le grand plaisir de vous présenter Mark Noble, notre conférencier d’aujourd’hui. Mark est vice-président principal et directeur des stratégies de ventes à Horizons ETFs. Il a travaillé avec diverses équipes d’Horizons ETFs à la conception d’outils éducatifs et d’initiatives pour aider les Canadiens à devenir de meilleurs investisseurs. Auparavant, il était journaliste en finances personnelles à l’Advisor Group. Sans plus attendre, souhaitons la bienvenue à Mark Noble.

[Conférencier :]

Merci beaucoup, Ammar.

[HORIZONS ETFS CONSTITUER UN MEILLEUR PORTEFEUILLE GRÂCE AUX FNB]

C’est un réel plaisir d’être ici aujourd’hui et je suis très content de faire cette présentation, qui est sans doute celle que je préfère donner, parce qu’elle passe en revue les principes de base qui vous permettront, je l’espère, d’investir plus judicieusement dans les FNB. Donc, je tiens tout d’abord à vous adresser mes félicitations. Je vous félicite parce que vous amorcez aujourd’hui, en tant qu’investisseur dans des FNB, un parcours que je vous souhaite des plus favorables. Alors, nous allons examiner… Je vais faire avancer les diapositives.

[AVIS]

Nous allons examiner plusieurs sujets aujourd’hui.

[ORDRE DU JOUR]

Donc, nous avons un programme bien rempli pour les 40 prochaines minutes. Mon objectif est qu’à la fin de la présentation, vous soyez plus à l’aise d’examiner des FNB, de déterminer s’ils sont plus avantageux pour votre portefeuille que d’autres titres, et que, espérons-le, vous ayez plus de facilité à comprendre leur fonctionnement et à savoir quand les utiliser. Notre premier point sera de définir ce qu’est un FNB. Je présume que certains participants de l’atelier, nous sommes assez nombreux, ne connaissent pas les FNB, alors je vais parcourir la définition d’un FNB et les principes de base, puis nous allons nous pencher sur le volet le plus important de cette présentation, à savoir la répartition de l’actif. Alors, si vous le pouvez, je vous invite à rester au moins jusqu’au deuxième point, car c’est vraiment le cœur de la présentation d’aujourd’hui. Ensuite, nous allons parler des caractéristiques particulières des FNB, comme les frais, les types de FNB qui existent, les facteurs à prendre en compte à l’égard des titres à revenu fixe et des actions, et nous allons conclure par des conseils sur la négociation.

[FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE]

Qu’est-ce qu’un FNB? La plupart d’entre vous ne savent probablement pas que les FNB sont en fait une invention canadienne, qui date de 1990. Le premier FNB a été inscrit à la Bourse de Toronto et il couvrait les 30 titres les plus importants du Canada en tant que produit indiciel. Depuis, les FNB ont sans conteste eu beaucoup plus de succès que d’autres inventions canadiennes, comme l’Avro Arrow. Ils représentent aujourd’hui environ 4 billions de dollars en actifs à l’échelle mondiale, et cette structure de produit de placement connaît sans doute la croissance la plus rapide au monde. Mais qu’est-ce qu’un FNB, concrètement? C’est un type de technologie. J’aime bien utiliser une analogie pour expliquer les FNB, en prenant comme exemple la musique numérique. La plupart d’entre vous savent que pendant des décennies, le vinyle représentait le support le plus populaire pour écouter les enregistrements de vos chanteurs favoris. Ensuite, le disque compact est arrivé, il était un peu plus simple et permettait de graver certaines pièces, peut-être même de les copier pour des amis. Et bien sûr, de nos jours, la musique est distribuée principalement par voie numérique. Pour les FNB, le concept est semblable en ce que le contenu, c’est-à-dire les stratégies de placement que vous pouvez exécuter dans un FNB, est exactement le même que dans les stratégies d’origine, exécutées au moyen d’actions ou de fonds communs de placement. Je dirais simplement que les FNB rendent probablement le tout un peu plus simple et plus direct, et c’est pour cela qu’ils sont devenus si populaires. J’aime aussi utiliser l’analogie de la musique parce que, l’an dernier, en fait, le segment d’achat de musique ayant connu la croissance la plus rapide était celui des disques vinyle, les gens reviennent au vinyle. Je veux souligner, concernant la présentation d’aujourd’hui, qu’il ne s’agit pas de prendre tous les fonds de votre portefeuille pour acheter des FNB. En fait, dans certains cas, vous préférerez les fonds communs de placement et les actions, et chacun de ces placements a son utilité. En réalité, les FNB sont un genre de mécanisme d’exécution de stratégies de placement. Nous disons que les FNB sont des fonds de placement à capital variable, et les fonds de placement à capital variable représentent en réalité la grande invention de ce produit. Cela signifie que les parts, les titres sous-jacents détenus dans un FNB, reflètent la valeur du prix de ce FNB. C’est-à-dire que le cours du FNB représente la valeur sous-jacente des titres qu’il contient. C’est la véritable découverte des FNB, car jusque-là, les seuls titres ayant cette particularité que l’on pouvait acheter  étaient les fonds communs de placement. Par contre, dans le cas des fonds communs de placement, on ne pouvait les acheter, en fin de compte, que par l’entremise d’un courtier et habituellement directement auprès d’une société de fonds, tandis que les FNB se négocient exactement comme une action. On peut donc les acheter en tout temps durant la journée, ils sont désignés par un symbole, comme une action, et on peut les acheter au moyen de tout type de compte de courtage.
Les FNB ont également pris leur essor sous l’effet de la popularité grandissante de ce que nous appelons la gestion passive basée sur les indices ou l’investissement indiciel. L’investissement indiciel correspond, par exemple, à l’indice composé S&P/TSX largement suivi au Canada, qu’on nous montre régulièrement aux nouvelles du soir, et qui n’est, bien entendu, qu’un indice des actions les plus importantes du Canada, pondérées selon leur importance relative les unes par rapport aux autres, de sorte que les actions les plus importantes représentent les plus gros placements. Ce type d’investissement passif est devenu un important secteur croissance pour les investisseurs du monde entier. Et les FNB représentent vraisemblablement le moyen le moins coûteux pour investir de cette façon, alors la croissance des placements dans les FNB a vraiment suivi la tendance vers l’investissement à moindre coût.

[FONCTIONNEMENT DES FONDS COMMUNS DE PLACEMENT]

Donc, pour comprendre le fonctionnement d’un FNB, je veux aborder brièvement le fonctionnement des fonds communs de placement, car sur le plan des titres, ce sont probablement les deux stratégies qui se ressemblent le plus. Les fonds communs de placement suivent un processus relativement simple. Habituellement, vous trouvez un fonds commun de placement que vous désirez acheter, prenons par exemple, un fonds en actions canadiennes, vous le cherchez, vous le trouvez, puis vous entrez l’ordre. C’est assez simple pour vous, en tant qu’investisseur, vous avez déposé argent et entré l’ordre; ensuite, l’ordre est transmis à la société de fonds, qui doit alors aller à la bourse pour acheter ces titres, ces actions, dans ce fonds d’actions canadiennes, puis établir les parts et vous les remettre à la valeur liquidative de fin de journée. Quand je parle de valeur liquidative ou de valeur de l’actif net (VAN), je fais référence à la valeur marchande des titres sous-jacents du produit. Il s’agit donc de la valeur globale de ces titres ou actions mis ensemble, que l’on ramène à la proportion d’une part assortie d’une valeur liquidative par part, on obtient cette valeur liquidative de fin de journée après la fermeture du marché, et le lendemain, vous recevez vos parts de fonds communs de placement. Une solution très simple pour les investisseurs qui veulent acheter un portefeuille diversifié de titres, mais cette simplicité a un coût, parce qu’en réalité, vous devez payer, sous forme de frais, la société de fonds qui établit tout cela pour vous.

[FONCTIONNEMENT DES FNB]

Dans le cas des FNB, il s’agit en fait d’une stratégie plus complexe pour ce qui est de comprendre le fonctionnement, mais qui procure des économies et de la souplesse à l’investisseur. Donc, au lieu qu’une société de fonds communs de placement se charge d’acheter et de vendre les titres pour vous, c’est plutôt vous, en tant qu’acheteur, qui achetez les titres à la bourse. Voici ce qui peut se produire alors. S’il y a des stocks suffisants d’un FNB en circulation, considérez-le comme une action, il se peut que vous achetiez en réalité les parts d’autres investisseurs à la bourse. C’est ce qui correspondrait au volume que vous voyez à l’écran de Pro-Investisseurs CIBC. Tout ce volume est à votre disposition pour acheter et vendre directement. Alors il n’y a aucun coût, personne ne doit aller nulle part ni acheter quoi que ce soit. C’est pratiquement comme un échange sur eBay, quand on y pense, où le vendeur vous vend les parts du FNB, et évidemment, il y a une valeur marchande qui est déterminée par la maison de courtage. Si de nouvelles parts de FNB doivent être créées, et c’est là que ça devient intéressant, la caractéristique à capital variable du FNB fait en sorte que sa valeur reflète la valeur sous-jacente des titres. Un teneur de marché, personnifié par de grandes institutions financières sur les marchés financiers du Canada, se chargera de créer ces parts pour vous, auprès du fournisseur de FNB. C’est à ce moment que le fournisseur de FNB et ces teneurs de marchés vont soit racheter certaines de ces parts de FNB moyennant une contrepartie en espèces si quelqu’un en vend, soit créer de nouvelles parts et les inscrire à la bourse pour que les gens puissent les acheter. Donc, en tant qu’acheteur, vous pouvez à ce moment acheter auprès d’autres vendeurs ou auprès d’un teneur de marché, mais tout cela fait en sorte de maintenir la caractéristique à capital variable. Voilà donc pour le côté technique de la chose, de ce que sont les FNB. Et les FNB peuvent détenir une grande variété d’actifs. Il existe plus de 600 FNB actuellement au Canada et ils couvrent tout ce qui existe, des actions aux titres à revenu fixe, en passant par les marchandises et les placements non traditionnels, et même des catégories d’actifs plus ésotériques, comme la volatilité, aussi des actions dans la marijuana, et je suis sûr que le bitcoin finira par en faire partie, toutes ces catégories sont disponibles dans le contenant appelé FNB.

[QUELLE EST LA DÉCISION LA PLUS IMPORTANTE QUE VOUS POURRIEZ PRENDRE POUR VOTRE PORTEFEUILLE?]

Donc, nous avons vu ce que sont les FNB, j’espère que tout le monde comprend la technologie des FNB. Passons maintenant à la partie centrale de cette présentation. Alors, je vais vous poser une question : quelle est la décision la plus importante que vous pourriez prendre pour votre portefeuille? Les questions possibles sont nombreuses. S’agit-il de trouver des titres sous-évalués, voulez-vous acheter des placements à peu de frais, peut-être investir davantage dans l’immobilier? Les Canadiens n’ont jamais trop de placements immobiliers, je crois. Il s’agit peut-être de trouver des placements qui produisent un revenu élevé. Peut-être que vous avez de grosses factures à payer, que vous voulez simplement un placement qui vous verse un revenu et ne souhaitez pas vous soucier de sa provenance. Peut-être que vous devriez embaucher un conseiller? J’espère que ce n’est pas le cas. Toutes les personnes qui suivent l’atelier ont entamé ce parcours dans le but d’investir directement par l’intermédiaire de Pro-Investisseurs CIBC. Eh bien, je vais vous le dire tout de suite, la bonne réponse, c’est aucune de ces réponses. Si ces questions font partie de celles que vous vous posez pour prendre vos décisions de placement importantes, vous sautez une étape vraiment cruciale pour devenir un investisseur accompli. En fait, la question que je pose toujours en premier aux investisseurs, c’est : quelle est la répartition de votre actif?

[RÉPARTITION DE L’ACTIF]

Voilà. Et la répartition de l’actif signifie tout simplement la combinaison d’actifs que vous détenez dans votre portefeuille. Maintenant, avant même de définir ce qu’est la répartition de l’actif, vous devez vous demander, bien évidemment, quels sont vos buts et objectifs de rendement en tant qu’investisseur. Je ne peux pas répondre à cette question. Ils sont différents pour chaque personne. Les personnes plus fortunées veulent peut-être, par exemple, investir dans des placements plus risqués pour leurs dépenses discrétionnaires, d’autres veulent peut-être financer leur retraite, d’autres encore souhaitent peut-être épargner pour leurs enfants. Je ne les connais pas, c’est vous qui devez déterminer ces rendements et objectifs. Mais, nous pouvons discuter plus généralement de ce qu’est la répartition de l’actif. Alors vous pouvez voir ici une image tirée de l’excellente série de bande dessinée The Far Side de Gary Larson. Il a dessiné sur le mur une affiche très importante pour ce jeune homme où l’on peut lire : « D’abord le pantalon, ENSUITE les chaussures ». Je ne sais pas si vous êtes déjà sorti de chez vous sans pantalon, mais, en général, si vous allez sur le marché et commencez à acheter des titres au hasard sans aucun plan de répartition de l’actif, c’est ce que vous faites en réalité. Donc, la plus importante décision de placement consiste à vous assurer de constituer un portefeuille bien diversifié qui comprend plusieurs catégories d’actifs. Par conséquent, toutes les autres décisions de placement, comme les titres à acheter, trouver, par exemple, les frais, choisir entre les FNB et les fonds communs de placement, ce sont toutes des décisions secondaires. Maintenant, je vais dire quelque chose qui risque de vous étonner de la part d’une personne qui travaille dans le secteur des FNB, mais si vous avez une bonne répartition de l’actif et que vous y êtes parvenu au moyen de fonds communs de placement et d’actions, vous avez déjà accompli la majeure partie du travail. Votre décision d’acheter un FNB sera prise après avoir déterminé la répartition de l’actif qui vous convient en tant qu’investisseur. Je vais simplement vous expliquer pourquoi la répartition de l’actif est si importante. Ces observations sont, de toute évidence, plus théoriques, c’est ce qu’on appelle l’étude de Brinson, Hood et Beebower.

[OBSERVATIONS DE BRINSON, HOOD ET BEEBOWER (BHB)]

On pourrait l’assimiler, dans le domaine du placement, aux travaux d’Einstein sur les ondes gravitationnelles et sur la formule E=mc² dans le domaine de la physique. C’est devenu en quelque sorte un adage que doivent comprendre et appliquer les stratèges en investissement, selon lequel si vous faites le calcul pour déterminer d’où provient la majorité des rendements des portefeuilles sur une longue durée, vous constaterez qu’ils sont attribuables à la répartition de l’actif, ils sont attribuables à la combinaison et à la diversification des catégories d’actif. Tout simplement, par exemple, la quantité d’actions que vous détenez par rapport à la quantité d’obligations, de liquidités et de placements non traditionnels représente une décision de placement plus importante que la détermination des titres détenus dans ces catégories. Par exemple, si vous avez des actions de la TD et de la Banque Royale, soit deux titres du secteur bancaire canadien, le choix de l’un ou l’autre de ces titres n’est pas une décision aussi importante que la décision de détenir des titres du secteur bancaire parce qu’il est important de détenir des actions canadiennes, ou parce qu’il est important de détenir des actions plutôt que des obligations. Ce sont là des décisions de répartition de l’actif, et nous constatons que 91 % de la variance des rendements du portefeuille, un terme savant qui veut simplement dire les facteurs de rendement, est attribuable à la répartition de l’actif. Il s’agit d’une étude de référence réalisée au début des années 1980, qui a été par la suite soumise à des tests de contrainte dans le contexte d’études théoriques complémentaires réalisées par d’autres professeurs du domaine des finances et d’autres établissements, et tous en viennent à une conclusion semblable, à savoir que la répartition de l’actif est la décision la plus importante.

[QUELLE EST LA BONNE RÉPARTITION DE L’ACTIF?]

Donc, la prochaine question c’est, évidemment : quelle est la bonne répartition de l’actif? Eh bien, ce qui compte le plus dans la répartition de votre actif, en fait, c’est votre tolérance au risque. Il s’agit d’établir combien vous êtes prêt à perdre, et non combien vous êtes prêt à gagner. Naturellement, nous voulons tous le plus de gains possible. La réponse est très simple. Combien êtes-vous prêt à perdre? Et la plupart des institutions financières déterminent la répartition de l’actif en fonction de votre âge. Il en est ainsi parce que, si l’on examine… nous allons prendre la crise financière comme exemple parfait, les plus lourdes pertes financières des 70 dernières années sont survenues en 2008 et 2009. Toutefois, si vous avez conservé vos placements dans des actions durant cette période, le rendement de vos actions a été de 300 % depuis ce temps, si vous avez conservé vos placements dans des actions nord-américaines. Il appert donc que le temps est le grand ami des investisseurs. En adoptant un horizon de placement à plus long terme, on peut absorber les chocs importants qui touchent le marché et, au fil du temps, obtenir quand même un taux de croissance composé permettant d’atteindre ses objectifs de rendement. Mais à mesure que vous vieillissez, la quantité de chocs que peut absorber votre portefeuille diminue considérablement parce qu’il vous reste moins de temps avant de devoir procéder à la transition de votre portefeuille, probablement pour obtenir un revenu, n’est-ce pas? Si l’on réfléchit au but d’un portefeuille, à un moment donné, je crois, c’est en réalité de payer quelque chose, qu’il s’agisse de financer la retraite ou des dépenses discrétionnaires, ce qui implique nécessairement de passer à un portefeuille dont on tirera de l’argent, qu’on utilisera pour financer quelque chose, de sorte qu’il ne croîtra plus désormais, et que sa valeur va diminuer à mesure que les fonds en sont retirés. Plus vous vous rapprochez de cette transition vers le retrait des fonds, plus les pertes importantes réduisent la longévité de votre portefeuille, ce qui laisse moins d’argent à retirer et moins de temps à la croissance pour renflouer le portefeuille, donc, il vous reste moins d’argent globalement sur une période donnée. Et, c’est plutôt amusant, voici ce que nous appelons, dans le secteur de services financiers le portefeuille 60/40. Vous entendrez souvent ce terme. Et vous découvrirez que la plupart des portefeuilles sont une version du portefeuille 60/40, c’est-à-dire 60 % de titres de participation ou d’actions et 40 % de titres à revenu fixe sous forme d’obligations, et c’est en réalité parce que l’horizon de placement moyen de la plupart des investisseurs tend à se situer aux environs de 15 ans.
Si l’on songe aux investisseurs d’environ 55 à 60 ans, ils ont tendance à avoir un portefeuille 60/40 du fait de la longévité de leur portefeuille, qui s’établit habituellement autour de 15 à 20 ans. Et si l’on examine les chiffres de la transition, cela signifie généralement des actions, 60 % d’actions pour continuer de faire croître la valeur du portefeuille, et 40 % de titres à revenu fixe pour protéger le portefeuille, c’est en général ce qui est utilisé comme base de référence. Et, vous savez, c’est une mesure simple, et elle fonctionne plutôt bien. Si l’on observe la plupart des périodes, les personnes qui ont un portefeuille 60/40 et à qui il reste 15 ans avant la retraite atteignent généralement leurs objectifs de rendement du portefeuille. Mais au fond, ce que je veux montrer ici, même si je ne connais pas l’âge des personnes qui participent à cet atelier virtuel, c’est que vous devez déterminer le moment où vous voulez retirer les fonds de votre portefeuille. Et plus l’horizon de placement est court, d’ici au moment où vous voulez retirer les fonds, plus vos placements dans des titres à revenu fixe devront être nombreux. Alors que je me trouvais au Globe and Mail, récemment, j’en ai discuté avec le rédacteur financier de ce journal. Il m’a posé la question suivante : « Eh bien, si les gens veulent un revenu, ne devraient-ils pas s’inquiéter de la faiblesse des taux d’intérêt? » En fait, la principale raison de détenir des obligations dans un portefeuille est d’absorber les chocs en cas de dégringolade des actions. Historiquement, nous observons que les obligations du Trésor et de qualité supérieure s’en tirent mieux en situation d’effondrement. Donc, ce qui justifie d’avoir des obligations n’est pas tellement la composante de revenu, mais plutôt la protection du portefeuille lorsque la date d’utilisation des fonds approche.

[FNB ET RÉPARTITION DE L’ACTIF]

Alors, il existe différents types de répartition de l’actif, et nous allons les voir rapidement. La forme la plus simple s’appelle répartition stratégique de l’actif. La répartition stratégique de l’actif signifie simplement que vous avez sélectionné un ensemble d’actifs qui fonctionne selon la longévité de votre portefeuille, par conséquent, vous vous en tenez à cela, et chaque fois qu’il y a un rééquilibrage important, par exemple si vous mettez de l’argent dans le portefeuille ou dans des structures de titrisation, ou par l’intermédiaire de votre régime de réinvestissement de dividendes, quelle que soit votre stratégie pour ajouter de l’argent dans le portefeuille, vous le rééquilibrez de façon à rétablir cette composition fixe. Étonnamment, cette approche fonctionne très bien pour de nombreux investisseurs. Un bon endroit pour commencer à se renseigner sur cette stratégie, par exemple, pourrait être le site Canadian Couch Potato. Je ne suis pas du tout associé à ce site, mais on y propose des portefeuilles qui suivent l’approche  de répartition stratégique de l’actif, où la répartition de l’actif est sélectionnée simplement en fonction des données antérieures, et il suffit d’acheter des FNB en conséquence ou des actifs en conséquence pour parvenir à cette répartition de l’actif, puis de ne plus y toucher.
Il existe aussi ce qu’on appelle la répartition tactique de l’actif. Vous n’avez pas à vous soucier des FNB indiqués ici, l’important, c’est que la répartition tactique de l’actif est une approche plus active adoptée pour positionner un portefeuille et y apporter des changements. Je ne vous dis pas que vous devriez adopter une stratégie passive ou active de répartition de l’actif, mais certaines personnes aiment apporter des changements à leur répartition de l’actif selon les fluctuations qu’elles observent sur le marché. Et il n’y a rien de mal à cela. C’est en quelque sorte une anticipation du marché, alors c’est plus risqué. La répartition tactique de l’actif signifie que, par exemple, en ce moment les taux d’intérêt commencent à augmenter, peut-être que les titres à revenu fixe sont plus risqués qu’ils ne l’étaient, peut-être que vous voulez en vendre un peu et acheter des actions, peut-être que vous pensez que les prix de l’énergie vont soutenir les actions du secteur de l’énergie et que vous voulez en ajouter plus dans votre portefeuille, alors vous pouvez suivre une répartition tactique de l’actif. Vous devez quand même suivre une certaine répartition de base fondée sur votre âge, mais vous pouvez modifier les titres sous-jacents afin d’en arriver à ce que vous recherchez. Enfin, le modèle que beaucoup d’investisseurs directs ont tendance à utiliser, selon moi, pour le courtage en direct, et qui fonctionne assez bien pour les investisseurs directs, est la stratégie de base et exploratoire. C’est très simple, la base, qui correspond au cœur de votre portefeuille, suit la répartition stratégique de l’actif. Cet argent suit une discipline stricte et un processus rigoureux de répartition de l’actif adapté à votre situation. Mais quel plaisir y a-t-il à constituer un portefeuille auquel on ne retouchera plus, si vous consacrez du temps à cet atelier dans le but de devenir un meilleur investisseur? Et j’utilise volontairement le mot plaisir parce qu’à mesure vous apprenez à investir, vous améliorerez vos capacités, et vous deviendrez un peu plus à l’aise de déterminer, par exemple, les titres que vous aimeriez acheter. Mais nous savons également que nous ne voulons pas augmenter cette discipline relative au moment où nous choisissons de retirer des fonds du portefeuille, ou à notre tolérance au risque et à nos objectifs de rendement. Alors, la stratégie de base et exploratoire signifie que votre base respecte une répartition stratégique de l’actif fixe, puis, dans la partie exploratoire, vous placez l’argent que vous pourriez peut-être accepter de perdre, encore une fois, n’oubliez pas que le risque est le facteur déterminant de la répartition de votre actif, ce que vous pouvez accepter de perdre, mais vous pouvez acheter certains actifs qui, selon vous, sont susceptibles d’offrir des rendements intéressants. Vous pourriez vouloir acheter quelques actions du secteur de l’énergie ou quelques actions de nouvelles technologies émergentes, vous voudrez peut-être acheter des fonds de couverture ou des fonds immobiliers, ces actifs peuvent accroître vos rendements de base. Donc, la stratégie de base et exploratoire est la stratégie de portefeuille habituelle, je ne vous dis pas que c’est celle que vous devriez adopter, mais j’ai constaté que de nombreux investisseurs directs la suivent parce qu’ils ont pris le temps de devenir de meilleurs investisseurs en prenant en charge leur portefeuille, en prenant le contrôle de leur portefeuille, et qu’ils veulent, en quelque sorte, tirer parti des compétences apprises au moyen du courtage en direct, alors ils utilisent cette stratégie.

[COMPRENDRE LA DIVERSIFICATION]

Donc, l’élément clé de la répartition de l’actif est la diversification. Et je vais vous expliquer tout de suite pourquoi la diversification est importante.

[LES PIÈGES DE L’INVESTISSEMENT 60/40 – EXEMPLE REPRÉSENTATIF]

Voici donc un portefeuille 60/40, c’est le portefeuille par défaut que la plupart des services de courtage des banques ont tendance à établir pour la majorité des gens, c’est habituellement une version comme celle-ci qui, je l’ai déjà dit, fonctionne assez bien. C’est une très bonne règle de base, une règle générale d’investissement. Mais le fait est que cette stratégie n’est pas toujours associée au même degré de risque. Donc, si l’on examine notre exemple représentatif entre mars 2002 et mars 2016, on peut voir que de façon générale, le risque de mon portefeuille 60/40 demeure à peu près dans la même fourchette, n’est-ce pas? Donc, le portefeuille a fonctionné comme il était censé fonctionner. Mais on peut aussi voir ce qui s’est passé durant la crise financière, et nous observons pour cette période un écart-type de 25 % qui a sans doute donné lieu à des pertes de plus de 40 % dans mon portefeuille d’actions. C’est acceptable si je suis un investisseur de 35 ou 40 ans, qui dispose de 15 ans encore pour atteindre le seuil 60/40 et rétablir mon portefeuille. Mais c’est vraiment une cruelle ironie du sort, par exemple, si j’avais pris ma retraite en 2002, j’aurais atteint mes objectifs, mais si mon départ à la retraite ou la transition de mon portefeuille à la phase de retrait des fonds avaient été en 2009, j’aurais perdu des années et des années de rendements lors de ce repli boursier, même si tout est aujourd’hui rentré dans l’ordre. Donc, bien comprendre ce risque signifie qu’il faut trouver des catégories d’actif qui vont se maintenir malgré ces importantes baisses, en particulier les ventes massives sur les marchés boursiers, parce que si vous détenez 60 % d’actions pendant une vente massive, et bien, devinez quoi? 60 % de votre portefeuille va perdre beaucoup d’argent. Vous devez donc trouver la diversification dans des catégories d’actif qui vous conviennent.

[LA NÉCESSITÉ D’INVESTIR DANS DES CATÉGORIES D’ACTIF DIVERSIFIÉES]

Voici un autre exemple pour vous expliquer la nécessité de catégories d’actif diversifiées. Si je vous aborde en vous disant que je vais vous constituer un portefeuille qui contient des actions mondiales, soit l’indice MSCI Monde, des actions du secteur des technologies ou l’indice NASDAQ, des actions canadiennes et des obligations de sociétés, vous penserez peut-être : « Génial, voilà un portefeuille diversifié. » Mais on peut voir ici que dans la catégorie des actions, essentiellement, en cas de ventes massives, une corrélation de un signifie que les titres évoluent tous dans la même direction, alors ils vont tous perdre de l’argent en même temps et en faire en même temps, mais ils vont tous perdre de l’argent en même temps. Et le portefeuille ne contient que quelques catégories d’actif, comme les titres aurifères, l’indice Barclay CTA, qui est similaire à un indice de fonds de couverture, géré, dont la corrélation est moindre. Donc, vous pensez peut-être avoir un portefeuille diversifié, mais ce n’est pas le cas et il en est de plus en plus souvent ainsi. Plus d’argent investi dans la technologie se retrouve sur les marchés financiers mondiaux, nous constatons que de plus nombreuses catégories d’actif évoluent dans la même direction, et c’est très vrai dans le cas des actions. Et de fait, j’ai mentionné la TD et la Banque Royale, qui évoluent dans la même direction, eh bien je pourrais en dire autant de la TD et de la Banque Royale et des banques d’Europe, car ces actions évoluent essentiellement de pair avec le reste du marché. En fait, si j’examine ce qui a stimulé les rendements boursiers en Amérique du Nord cette année, cela se résume à environ 8 % des actions, d’accord, ce que nous appelons le FANG – Facebook, Amazon, Netflix, Google – ces titres qui ont procuré d’excellents rendements et ont entraîné à la hausse la plupart des rendements de l’indice, mais ce n’était qu’une petite poignée d’actions, et tout le reste a en quelque sorte évolué en parallèle avec elles, parce que tous font partie du même indice d’actions. Donc, les corrélations sont élevées, alors il faut trouver de la diversification, en particulier à l’approche de la retraite.

[À QUOI RESSEMBLE UN PORTEFEUILLE DIVERSIFIÉ?]

Maintenant, à quoi ressemble un portefeuille vraiment diversifié? C’est un portefeuille que vous ne voudriez jamais exécuter en tant qu’investisseur parce que votre horizon de placement est court. Mais si j’avais un horizon de placement illimité, et celui d’un fonds de dotation l’est, c’est probablement à cela que ressemblerait un portefeuille diversifié. Il s’agit du fonds de dotation le plus célèbre au monde. C’est le fonds de dotation de Yale. Le fonds de dotation de Yale est géré par un stratège en placement très connu, qui s’appelle David Swenson. Et comme vous pouvez le voir, sur 10 ans, il a généré des rendements annualisés de 8,1 %, ce qui représente un rendement absolu global exceptionnel, sur une période aussi longue. Vous remarquerez ici qu’il ne détient pas beaucoup d’actions. Il détient seulement 4 % d’actions et seulement environ 5 % de titres à revenu fixe, parmi toutes sortes d’autres catégories d’actif qui, par contre, sont parfois difficile d’accès aux investisseurs de FNB. Il existe des FNB non traditionnels dont vous pouvez vous servir pour accéder à certaines de ces catégories d’actif, mais ce fonds de dotation est censé durer pour toujours. Par conséquent, personne ne sait à quel moment il faudra en retirer des fonds, et il peut profiter de cette diversification maximale. Encore une fois, je ne vous dis pas qu’un tel portefeuille pourrait éventuellement financer votre retraite, mais il constitue un exemple de l’idée que les gens se font de la diversification. Et comme vous pouvez le voir, ces deux parts de catégories d’actif, qui sont les plus petites dans ce portefeuille, constitueront sans doute les deux plus grandes parts que vous aurez en tant qu’investisseur individuel, c’est-à-dire des actions et des obligations. Il est donc très important de garder à l’esprit au moment de constituer votre portefeuille, qu’il faut examiner ce qui pourrait tourner mal sur les marchés boursiers selon votre horizon, mais il faut aussi détenir des titres qui assureront la sécurité du portefeuille, en particulier, si le portefeuille se rapproche de l’étape d’utilisation des fonds.

[L’INCIDENCE DES FRAIS PEU ÉLEVÉS]

Passons au deuxième aspect, le premier était la répartition de l’actif, et vous remarquerez que je n’ai pas vraiment parlé des FNB encore, parce la répartition est essentiellement la base de la constitution d’un portefeuille. C’est pourquoi je suis vraiment, si vous partez maintenant… s’il vous plaît, ne partez pas maintenant, mais si vous partez maintenant, je suis content parce que vous avez appris la véritable base d’un portefeuille, et j’ai le sentiment que vous avez déjà amorcé un parcours dans la bonne direction en vue de devenir un meilleur investisseur, de constituer un meilleur portefeuille. Mais nous allons maintenant examiner certaines choses plus directement liées aux FNB, dont la plus importante est l’incidence des frais de gestion. Vous vous rappelez peut-être que j’ai parlé de la forte corrélation entre la plupart des placements, en particulier du côté des actions, qui ont tendance à produire des rendements très semblables à ceux des indices, et c’est ce qui a amené les gens à se tourner vers des produits de fonds indiciels négociés en bourse (FINB).

[LA COÛTEUSE INCIDENCE DES FRAIS DE GESTION ÉLEVÉS]

On ne peut pas contrôler les rendements. En fin de compte, on ne peut pas contrôler les événements, comme les mesures gouvernementales qui peuvent influer sur, par exemple, les valorisations boursières. On ne peut pas contrôler, par exemple, les entreprises qui vont être plus rentables. Ces aspects sont indépendants de notre volonté. Vous pouvez, bien sûr, analyser le bilan des titres pour comprendre ces aspects. Mais, en règle générale, ces choses sont, pour la plupart, indépendantes de notre volonté. Par contre, vous pouvez contrôler le montant d’argent que vous payez pour accéder à un placement. Donc, sachant cela, et en utilisant des actions comme exemple, puisque nous savons que la plupart des produits d’actions évoluent en corrélation assez étroite, je connais un moyen de produire des rendements à long terme, au fil du temps, qui consiste en fait à réduire les frais payés pour accéder aux placements. Et l’une des principales raisons de la popularité des FNB réside dans leurs frais qui se situent autour de, la moyenne pour les FNB d’actions au Canada se situe autour de 35 points de base, soit 0,3 %, tandis que celle des fonds communs de placement se situe autour de 1,5 % pour la catégorie F, en fait, on prélève la rémunération des conseillers. Donc, prenons ces deux exemples, j’ai utilisé ici des frais légèrement plus élevés, à 1,6 % et 0,5 %, et ces deux titres produisent le même rendement. Eh bien, vous ferez beaucoup plus d’argent en investissant dans un produit à faible coût, dans cet exemple, l’horizon n’est que de 10 ans, disons que j’ai investi 100 000 $ dans un produit qui a dégagé un rendement de 4 %, ce n’est pas énorme comme rendement, c’est un rendement de titre à revenu fixe, et je paie 50 points de base, mon placement atteint une valeur d’environ 141 000 $. Maintenant, en achetant exactement le même produit, mais en payant des frais à peu près 1 % plus élevés, la différence entre le fonds commun de placement et le FNB, c’est que mon placement vaut maintenant 126 000 $. Donc, sans rien changer du tout dans les titres que je détiens, du point de vue de la répartition de l’actif ou de la sélection de titres, mis à part le choix d’acheter un produit à moindre coût, j’ai économisé environ 14 000 $ ou 14 %. C’est un rendement considérable pour n’avoir rien fait d’autre que de choisir un produit à coût moindre. N’oubliez pas qu’acheter des placements n’est pas comme acheter une voiture, n’est-ce pas? Je pourrais probablement comprendre vos arguments si vous préférez acheter une BMW plutôt qu’une Honda Civic, toutes deux vous amèneront du point A au point B, mais je peux comprendre que vous soyez prêt à payer plus cher pour une BMW, par exemple, pour la conduite et le luxe. Personne ne vous dira : « Vous savez, j’ai vraiment aimé faire moins d’argent dans mon portefeuille », n’est-ce pas? Donc, ce qu’il faut faire, c’est de faire preuve d’un genre d’humilité et de rechercher des placements à moindre coût, parce que c’est un bien meilleur moyen, bien plus sûr, de garder des rendements pour vous.

[L’INCIDENCE DES FRAIS EST PLUS GRANDE À L’ÉTAPE DE RETRAIT DES FONDS]

C’est encore plus important lorsqu’on passe à l’étape de prélèvement d’un revenu, car à ce moment, on retire des fonds. Évidemment, lorsqu’on retire des fonds, il reste moins d’argent à faire fructifier au fil du temps. Alors, ces économies sur les frais sont encore plus profitables durant l’étape de retrait des fonds. En fait, elles sont plus importantes, d’accord? Le rendement global est plus élevé à l’étape de prélèvement des fonds que durant l’étape de l’accumulation, parce que maintenant, la capitalisation se fait sur un montant moins élevé. Maintenant, l’écart entre les deux mêmes exemples, en supposant des retraits annuels de 10 000 $, correspond maintenant à 33 000 $ de plus avec le portefeuille de FNB à moindre coût. Encore une fois, vous ne pouvez pas contrôler le marché, mais vous pouvez contrôler ce que vous payez pour accéder aux placements. C’est donc un facteur déterminant essentiel, après la répartition de l’actif, que de décider du mode d’accès aux placements.

[TYPES DE FNB]

Nous allons maintenant examiner les types de FNB.

[CROISSANCE DES FNB AU CANADA]

Nous observons vraiment une croissance massive des FNB ici, au Canada. Nous en sommes à environ 140 milliards de dollars, je pense que nous avons dépassé les 150 milliards de dollars maintenant, et cela devrait se poursuivre au quatrième trimestre au Canada, une très forte croissance. Et cette croissance découle en grande partie des actions et des titres à revenu fixe. Il est intéressant de constater, du côté des titres à revenu fixe, que nous avons, au Canada, la plus grande part de FNB de titres à revenu fixe au monde. Les Canadiens aiment payer cher pour les téléphones cellulaires, les obligations et les biens immobiliers, alors il y a beaucoup de titres à revenu fixe. Mais nous avons observé ce mouvement massif vers les FNB, et le principal moteur, pour être tout à fait francs, ce sont les frais. Donc, de nombreux FNB produisent des rendements très semblables à ceux des types de fonds communs de placement dans les catégories d’actif respectives, j’ai utilisé encore des actions canadiennes comme exemple, parce que c’est plus simple. Mais en examinant n’importe quel type de fonds communs de placement en actions canadiennes, mis à part un petit groupe de ces fonds, la plupart obtiennent des rendements très semblables à ceux des indices, et par conséquent, les gens optent pour les placements à moindre coût dans des FINB parce que, comme je l’ai dit tout à l’heure, on ne peut pas contrôler le marché, mais on peut contrôler ce que l’on paie pour y accéder. Et c’est vraiment ce qui a suscité cet important mouvement vers les FNB. Et aussi le fait qu’ils sont plus faciles à négocier à toute heure du jour et offrent certains autres aspects.

[PRINCIPAUX FACTEURS À PRENDRE EN COMPTE DU CÔTÉ DES ACTIONS]

Je vais maintenant aborder les principaux facteurs à prendre en compte quant aux FNB d’actions. Je tiens à souligner, très rapidement, que la majorité des fonds communs de placement et des stratégies à gestion active au Canada ne surpassent pas l’indice au fil du temps, principalement à cause des frais. Si vous payez des frais plus élevés, plus vous avez le placement longtemps, plus ces frais s’accumulent à votre désavantage, ce qui augmente encore la difficulté pour les gestionnaires actifs. Je ne dis pas que les gestionnaires actifs n’offrent aucune valeur, c’est simplement qu’en appliquant des frais de 1 % ou 2 % à leurs rendements annualisés, il devient bien plus difficile pour eux de surpasser le marché. Alors, du côté des actions américaines, par exemple, environ 90 % des fonds communs de placement ont enregistré des rendements inférieurs sur 5 ans, et c’est environ 75 % du côté des actions canadiennes. Donc, il faut se poser une importante question sur les FINB. C’est probablement votre première question. Le FNB reproduit-il un indice? Est-ce un indice que vous connaissez? Savez-vous ce que l’indice détient? Alors les indices courants que vous verrez sont, pour le Canada, l’indice composé S&P/TSX. L’indice S&P/TSX 60. Et pour les actions américaines, l’indice S&P 500, qui correspond aux 500 actions américaines les plus importantes. Utilise-t-il la mise en facteur stratégique? Quels facteurs utilise-t-il? Tout cela semble très technique. Parce que ça l’est. J’ai parlé de ces indices de référence élargis, on voit aussi beaucoup de FNB, maintenant, qui tendent à accorder plus d’importance à un certain type de facteur. Le facteur le plus populaire dans les FNB est celui des dividendes en ce qui concerne les actions. Accordez-vous beaucoup d’importance aux dividendes? Voulez-vous gagner un petit revenu, êtes-vous prêt à renoncer à une partie du rendement des cours à la hausse en échange de dividendes trimestriels? Beaucoup de FNB sont axés sur ce facteur. Voulez-vous détenir les titres les moins volatils dans l’ensemble du marché? Beaucoup de FNB sont axés sur une faible volatilité. Jetez un coup d’œil aux offres, vous découvrirez qu’en règle générale, dans le secteur des FNB canadiens, la plupart des catégories d’actions proposent environ six options, en fait, pour tout type de stratégie, par exemple, pour l’indice S&P 500, je pense qu’il y a quelque chose comme 12 ou 14 FNB basés sur l’indice S&P 500 au Canada. Vous devez donc, de toute évidence, tenir compte du secteur ainsi que du coût, n’est-ce pas? Ce sont les questions que vous devez vous poser avant d’envisager d’investir dans un FINB. Elles sont très simples, mais à mesure que vous effectuez votre contrôle préalable et cherchez la réponse à ces questions, la liste des FNB qui correspondent à vos objectifs de placement deviendra de plus en plus courte. Donc, vous devez vous poser ces questions. Vous voudrez peut-être prendre en note certaines de ces questions à vous poser avant d’acheter des actions.

[L’INDEXATION : LE MEILLEUR CHOIX PAR DÉFAUT]

Intéressant, j’ai parlé de l’indexation et on en revient à ce que j’ai dit auparavant. Donc, tout le monde connaît Warren Buffett, l’investisseur le plus célèbre de tous les temps. Le conseil qu’il a donné à son fiduciaire en prévision de son décès, en espérant que ce n’est pas pour bientôt, mais ce conseil remonte en fait à 2014, il a demandé qu’à sa mort, 10 % des avoirs qu’il lègue à sa famille soient placés dans des obligations gouvernementales, et les 90 % restants, dans l’indice S&P 500. Cette volonté nous ramène à mon premier exemple, car il ne sait pas quelles décisions de gestion active les autres gestionnaires prendront, mais il sait que s’il choisit un indice par défaut, il va probablement obtenir des rendements dans les 20 centiles supérieurs grâce à ses placements sur le marché boursier. Par conséquent, c’est un pari très sûr, puisqu’il ne pourra pas choisir la personne qui gère l’argent de sa famille, que d’investir dans l’indice S&P 500, qui lui offrira une évolution du rendement, et atteindra la plupart de ses objectifs de rendement au fil du temps. Ainsi, même Warren Buffett, l’investisseur le plus célèbre de tous les temps, affirme que l’indexation est sans doute votre meilleur choix par défaut.

[UN HISTORIQUE DE RENDEMENTS INFÉRIEURS]

Alors voici des statistiques, simplement pour illustrer ce que j’ai dit plus tôt. J’avais dit environ 25 %, mais on s’approche davantage de 30 %, sur 5 ans, de fonds d’actions canadiennes sous gestion ayant enregistré un rendement supérieur à leur indice de référence. Les données sont tirées d’une évaluation appelée « S&P Indices Versus Active Funds », publiée par S&P Dow Jones Indices, qui sert simplement à établir l’efficacité de la gestion active.

[L’INDEXATION : UNE SOLUTION QUI NE CONVIENT PAS À TOUS]

Maintenant, j’ai parlé de cette excellente gestion active, je veux simplement souligner, cependant, que l’indexation ne convient pas à tout le monde. C’est un excellent choix par défaut, mais dans certaines catégories, l’indexation ne fonctionne pas aussi bien. Je veux attirer votre attention sur la liste du bas ici. Ce sont des catégories d’actif pour lesquelles l’indexation est considérée comme moins efficace. Elles ne présentent pas autant d’activités de négociation ou d’offres, elles se trouvent parfois sur des marchés étroitement contrôlés, tels ceux des actions privilégiées et des obligations, où la gestion active pourrait vous être d’une certaine utilité. Alors, je l’ai souligné, du côté des actions, la majorité des gestionnaires enregistrent des rendements inférieurs. Nous avons vu des statistiques indiquant que du côté des titres à revenu fixe, la majorité des gestionnaires actifs enregistrent des rendements supérieurs, simplement à cause de la pondération des titres à revenu fixe de l’indice.

[PRINCIPAUX FACTEURS À PRENDRE EN COMPTE DU CÔTÉ DES TITRES À REVENU FIXE]

C’est ce que nous allons examiner maintenant. Passons donc du côté des titres à revenu fixe. Quels sont les principaux facteurs à prendre en compte du côté des titres à revenu fixe quand on examine des FNB? Une fois de plus, est-ce une stratégie indicielle? Quel est le risque de crédit? J’adore celle-là parce que la plupart des investisseurs se concentrent sur le rendement, alors ils achètent n’importe quel titre pourvu qu’il offre le meilleur rendement, mais ils devraient être plus perspicaces et savoir que plus le rendement est élevé, plus le placement est risqué. Donc, si vous achetez des obligations à rendement élevé, très bien, elles ont un taux de rendement de 5 % à 6 %, mais elles s’accompagnent aussi d’un risque de crédit considérable. Alors vous devez déterminer le risque de crédit associé à votre portefeuille, le risque de taux d’intérêt, et savoir si des problèmes de liquidité se posent.

[DIFFÉRENCE ENTRE LES INDICES BOURSIERS ET OBLIGATAIRES]

Je vous montre encore une fois qu’en ce qui concerne les indices de titres à revenu fixe, s’ils ne fonctionnent peut-être pas aussi bien c’est parce que, par rapport à un indice S&P 500 où tout est pondéré en fonction, par exemple, de la réussite de l’entreprise par rapport à la taille de son marché, on obtient un assez bon panier d’actions ici, dans l’indice S&P 500. Par contre, du côté des titres à revenu fixe, tout est pondéré en fonction du montant de la dette en cours des entreprises. Alors, je ne dis pas qu’Anheuser-Busch InBev, qui est un gigantesque groupe brassicole, ne devrait pas correspondre à la plus forte pondération de votre portefeuille, ce n’est pas une mauvaise entreprise. Mais voulez-vous vraiment qu’elle soit la plus importante entreprise dans votre portefeuille de titres à revenu fixe? Peut-être que oui, mais de façon générale, cette pondération est fondée sur sa dette en cours, elle ne tient pas compte d’aspects tels le risque de défaillance, ou la capacité de rembourser la dette. C’est une mesure très différente, et c’est ce qui occasionne en partie ce sous-rendement dans les FNB de titres à revenu fixe.

[TYPES DE FNB DE TITRES À REVENU FIXE]

Encore une fois, je ne m’étendrai pas trop là-dessus, car le temps file, mais c’est ainsi que fonctionne le risque de crédit, les obligations à rendement élevé sont des obligations de sociétés de moindre qualité, et les obligations gouvernementales sont pratiquement sans risque. Plus le risque du produit obligataire augmente, plus son taux de rendement est élevé. Je dirais qu’en règle générale, si votre produit offre un taux de rendement supérieur à 3 %, il est associé à beaucoup de risque. C’est ce qu’il faut comprendre, n’est-ce pas? Les obligations du Trésor à taux fixe à faible risque, ou obligations gouvernementales, comme l’obligation du gouvernement à 5 ans, ont un taux de rendement de 1,7 %, c’est le taux obligataires sans risque sur cinq ans. Tout titre dont le taux de rendement est supérieur s’accompagne d’un risque. Si vous obtenez le double du taux de rendement, eh bien, vous prenez essentiellement le double du risque, les obligations sont très mathématiques sur ce plan.

[VENDRE DES FONDS ET DES ACTIONS POUR ACHETER DES FNB : CONSEILS SUR LA NÉGOCIATION DES FNB]

Nous allons maintenant voir des conseils sur la négociation des FNB. C’est une partie très intéressante. Vous n’êtes sans doute pas familier avec les FNB, mais vous avez probablement l’habitude d’acheter des titres, vous inscrivez le symbole boursier. Vous aimez le titre, vous aimez le cours, vous l’achetez. De même du côté des fonds communs de placement, vous aimez le fonds, vous trouvez le code, vous l’inscrivez, vous l’achetez.

[LIQUIDITÉ INTRAJOURNALIÈRE]

Étant donné que les FNB s’achètent à la bourse, un autre aspect doit évidemment être pris en compte, celui de la liquidité intrajournalière. Si vous achetez un FNB, vous pouvez passer l’ordre à toute heure du jour, n’est-ce pas? Peut-être qu’il se passe quelque chose, surtout si vous aimez négocier tout au long de la journée, un grand nombre de retraités à qui j’ai parlé gèrent leur portefeuille tout au long de la journée, et que vous trouvez une anomalie passagère qui vous permet de trouver un bon point d’entrée, vous pouvez acheter ce FNB. Dans le cas d’un fonds commun de placement, vous passez l’ordre au début de la journée, et il est exécuté à la fin de la journée. Vous n’avez donc pas accès à cette activité du marché. C’est la même chose pour ce qui est de la vente, vous n’avez pas accès à l’activité quotidienne du marché.

[LES TENEURS DE MARCHÉS : UN PILIER DE L’ÉCOSYSTÈME DES FNB]

Alors, les teneurs de marchés sont là pour s’assurer que les FNB se négocient près de leur VAN, ou valeur de l’actif net. De façon générale, lorsque vous achetez un FNB, le cours du FNB que vous payez, c’est-à-dire le prix établi selon le cours vendeur…Désolé. Le cours vendeur fixant votre prix dans votre compte de courtage, il sera assez proche de la valeur sous-jacente de ces titres. Et c’est grâce aux teneurs de marchés qui sont en fait tenus par la loi de veiller à ce que les FNB se négocient à un prix relativement proche de leur valeur de l’actif net. La différence entre le prix que vous payez pour ce FNB et la valeur de l’actif net représente, en fin de compte, votre coût d’acquisition à titre d’investisseur. L’écart dépend d’un certain nombre de choses, il dépend des titres sous-jacents, par exemple, acheter des actions privilégiées et des obligations coûte beaucoup plus cher sur le marché, du point de vue de la commission, que des actions.

[DÉTERMINER L’ÉCART DE COTATION]

Donc, tous ces éléments constituent l’écart de cotation, d’accord? Il s’agit de la différence entre ce qu’une personne est prête à payer pour le titre et ce qu’une personne est prête à payer pour l’acheter. Donc, c’est le seul coût que vous paierez. Et chaque écart d’un sou, peut-on dire, ou chaque sou de plus que la valeur de l’actif net représente un coût pour vous, en tant qu’investisseur. Donc, si vous avez un FNB de 10 $, dont la VAN est de 10 $, et qu’il y a un écart de 2 cents entre le cours acheteur et le cours vendeur, eh bien, en réalité, vous payez environ 10 points de base supplémentaires pour l’exposition. Il existe certains FNB qui se négocient à un écart de 9 cents pour un FNB de 10 $, alors là, ça se rapproche d’un coût aux environs de 45 points de base, ça commence à être cher. Il faut donc se tenir au courant de ce coût et comprendre les éléments dont il dépend. De façon générale, les teneurs de marchés reçoivent la même commission, soit environ un demi-sou, pour exécuter ces opérations pour vous, tout le reste du coût correspond à des frais d’acquisition liés à l’écart de cotation.

[LIQUIDITÉ DES FNB]

Je voulais aussi souligner que la liquidité d’un FNB n’est pas liée à son volume. Nous savons que le volume d’un FNB ou d’une action est habituellement un facteur qui détermine s’il existe beaucoup de titres à acheter. Mais ce n’est pas parce qu’une certaine quantité de parts est offerte pour un FNB que vous ne pourrez pas aller sur le marché et acheter un plus grand nombre de ces parts, car, ne l’oubliez pas, il s’agit d’un fonds de placement à capital variable, et les teneurs de marchés peuvent créer plus de parts pour vous. Alors, si vous voyez qu’il se négocie un million de parts d’un FNB par jour ou 10 parts d’un FNB par jour, en fin de compte, s’ils investissent tous deux dans les mêmes titres, par exemple, dans des actions canadiennes à grande capitalisation, probablement qu’en fait, leur coût d’acquisition est le même, ce qui signifie que vous pouvez en acheter plus très facilement. J’aime bien utiliser Amazon comme exemple : quand on passe une commande sur Amazon et qu’on s’aperçoit que l’article est en rupture de stock, on revient le lendemain, et il est de nouveau en stock, au même prix. C’est exactement la même chose pour les FNB sauf qu’au lieu d’attendre une journée, je n’attends qu’une fraction de seconde, le temps que les teneurs de marchés créent de nouvelles parts du FNB. Donc, contrairement à une action dont le volume détermine la quantité disponible à acheter, les FNB disposent d’une liquidité implicite bien plus élevée que leur volume sous-jacent.

[LIQUIDITÉ IMPLICITE]

Examinons par exemple ce FNB. Ces deux FNB reproduisent exactement la même quantité de titres. Mais l’un d’eux est le plus important FNB au Canada, XIU, dont il se négocie 10 millions de parts par jour, alors que l’autre se négocie beaucoup moins. Maintenant, nous constatons que pour ce FNB HXT en particulier, le volume est seulement d’environ 570 000, mais le volume implicite, c’est-à-dire le volume d’opérations pouvant être exécuté, est de 30,8 millions. C’est exactement le même pour les deux FNB, même si le XIU a, en fait, un volume 500 fois plus important. Encore une fois, je tiens à le souligner, le volume n’égale pas la liquidité.

[Centre de fonds négociés en bourse]

J’adore cet écran, j’adore ce Centre de fonds négociés en bourse. Je n’utilise pas Pro-Investisseurs CIBC, mais je pense que l’utilisation de cet écran particulier, vous savez, c’est la première fois que je le vois, je pense qu’ils ont accompli ici quelque chose de fantastique. Alors, je vais peut-être devoir m’ouvrir un compte. C’est génial! Donc, dans le Centre de fonds négociés en bourse, on peut obtenir toutes les statistiques nécessaires pour examiner les écarts de cotation. En particulier, je veux attirer votre attention sur cette zone ici. Vous pouvez voir à combien le FNB se négocie à prime. C’est en fait votre coût d’acquisition. On veut que le FNB se négocie à prime au cours le plus bas possible. C’est-à-dire qu’il se négocie près de sa VAN. Donc, encore une fois, cela vous permet de contrôler votre coût, afin que vous puissiez voir exactement, en quelque sorte, ce que vous payez pour acheter, et vous pourrez constater, concernant ce FNB, qu’il se négocie très près de sa valeur de l’actif net, et ne l’a dépassé légèrement que pendant 55 jours. Utilisez ces mesures pour déterminer combien il vous en coûtera de l’acheter. L’écran présente aussi bien d’autres données très intéressantes. Vous pouvez voir la valeur des actifs ici, ainsi que le nombre d’actions en circulation, et d’autres facteurs importants, comme le taux de rendement et les frais de gestion, plus haut. Je vous dirais personnellement, avant d’acheter un FNB, créez une liste de FNB qui répondent aux questions auxquels vous voulez une réponse et consultez ce Centre de fonds négociés en bourse avant d’acheter, c’est une ressource remarquable offerte par nos amis de Pro-Investisseurs CIBC.

[PRINCIPAUX CONSEILS D’EXÉCUTION]

C’est la dernière partie, je vais juste terminer, même si nous manquons de temps, mais je veux m’assurer d’une chose, c’est que vous utiliserez toujours des ordres à cours limité lorsque vous achetez des FNB. Vous serez ainsi protégés. Alors, vous savez, le marché vous présentera un prix donné, mais si vous déterminez le prix que vous voulez payer, vous l’inscrivez dans un ordre à cours limité, qui s’applique aussi à la vente. De plus, évitez les périodes entre 9 h 30 et 9 h 45 le matin et entre 15 h 45 et 16 h l’après-midi, parce que c’est à ce moment que les teneurs de marchés rééquilibrent leur exposition. Ce sont là les principaux conseils à suivre lorsque vous achetez des FNB, afin d’éviter les surprises en ce qui a trait aux coûts d’exécution.

[SOMMAIRE]

[COMMUNIQUEZ AVEC NOUS!]

Et c’est là-dessus que je conclus. Ce fut un réel plaisir d’être ici pour vous parler aujourd’hui. Encore une fois, je vous félicite d’entamer ce parcours lié aux FNB. Je répondrai avec plaisir à toutes vos questions.

[Animateur :]

Merci, Mark. Cette présentation a été très instructive. Nous invitons les participants à poser des questions, dès que vous êtes prêts, tapez-les dans le tableau à cet effet, qui se trouve du côté droit de votre écran.

[Période de questions]

Pendant que nous attendons que des questions arrivent, Mark a parlé de quelque chose, j’aimerais souligner que les clients de Pro-Investisseurs CIBC ont accès au Centre de fonds négociés en bourse sur notre site Web. Pour trouver le lien permettant d’y accéder, après avoir ouvert une session dans votre compte Pro-Investisseurs, cliquez sur Cotes et Recherche et vous verrez, dans le bas, le lien menant au Centre de fonds négociés en bourse. Dans le Centre de fonds négociés en bourse, vous trouverez d’excellents outils de recherche, comme l’outil de sélection, pour vous aider à trouver des FNB, ainsi que l’outil de comparaison, qui permet de comparer directement des FNB côte à côte. Nous offrons aussi des ressources, comme des rapports d’analystes, ainsi qu’un centre de formation avec vidéos. Il semble que nous commençons à recevoir des questions, je redonne donc la parole à Mark dès maintenant, pour qu’il réponde à quelques questions.

[Conférencier :]

Parfait. Voici une première question : les FNB ont-ils une structure de catégorie de société? La réponse est non, ils n’en ont pas. Il y en a eu un, je pense, par l’intermédiaire d’un fournisseur, mais, en règle générale, les fonds de catégorie de société se retrouvent plutôt du côté des fonds communs de placement. Et c’est tout simplement parce qu’ils doivent compter sur les achats et ventes quotidiens sur le marché. Alors, ce n’est pas comme la catégorie de société, en fait, l’avantage fiscal des fonds communs de catégorie de société a grandement diminué au cours des deux dernières années, parce que le gouvernement fédéral a éliminé la possibilité de transferts exempts d’impôt dans une même catégorie de société. Il existe certainement des FNB qui sont avantageux sur le plan fiscal, c’est-à-dire similaire à un fonds de catégorie de société, qui gèrent les distributions afin de réduire l’incidence fiscale des rendements. En fait, il existe de nombreux FNB indice de rendement total, qui ne versent aucune distribution, mais reflètent la valeur du FNB. Vous n’avez pas à payer d’impôt sur ces fonds, mais l’ancienne possibilité des fonds de la catégorie de société d’être échangés en franchise d’impôt n’existe plus. Donc, il n’existe pas vraiment de FNB de catégorie de sociétés et ce n’est pas vraiment grave, parce que les avantages de la catégorie de société ont été considérablement réduits au cours des dernières années. Comment les dividendes des placements dans des FNB sont-ils distribués? Eh bien, cela dépend en fait du fournisseur du FNB. J’ai constaté que la plupart des FNB versent les distributions trimestriellement. La plupart du temps, les dividendes sont versés matériellement,  c’est-à-dire que vous obtenez concrètement les sommes payées. Si vous êtes un investisseur à long terme, vous pourriez envisager un plan de réinvestissement de dividendes par lequel vous utiliserez ces dividendes pour acheter de nouvelles parts du FNB. À l’occasion, vous pourriez aussi voir ce qu’on appelle une distribution fictive. Vous devez exercer une surveillance très étroite pour voir une telle distribution. Assurez-vous, pour les FNB que vous avez, de vérifier ce qu’ils distribuent. Parfois, dans le cas des FNB ne versant pas de dividendes, il y a quand même des dividendes ou des gains en capital accumulés dans le FNB et celui-ci peut verser une distribution de fin d’année. Toutefois, au lieu de vous la verser matériellement, vous obtiendrez seulement plus de valeur, la VAN du FNB augmentera. Mais vous serez quand même obligés, aux yeux du gouvernement, de payer de l’impôt sur ces sommes. C’est un peu compliqué, et ça ne s’applique qu’à un très petit nombre de FNB.
La majorité des FNB versent des dividendes matériellement, presque toujours trimestriellement, parfois mensuellement. Très bonne question sur les FNB couverts et non couverts. Vous constaterez qu’au Canada, du côté des actions étrangères, en particulier des actions américaines, il existe des parts de FNB couvertes et non couvertes dans la plupart des grandes catégories d’actif. Dans le cas de l’indice S&P 500 par exemple, presque tous les fournisseurs de FNB ont une version avec et sans couverture. Voici ce que vous devez comprendre, concernant la couverture, c’est que le dollar canadien et le dollar américain représentent probablement la plus importante décision de couverture. Le dollar américain a tendance à évoluer à contre-courant de la plupart des autres devises du monde. Donc, si vous investissez dans des titres étrangers, vous n’avez sans doute pas trop à vous soucier de la couverture, par exemple, dans des titres internationaux, mais pour les titres américains, c’est un aspect qu’il vaut mieux prendre en considération. En règle générale, d’un point de vue théorique, il faut prendre une décision, choisir l’un ou l’autre, car passer de l’un à l’autre risque de nuire beaucoup à vos rendements. Les produits de couverture coûtent généralement un peu plus cher, mais au fil du temps, les deux choix finissent par s’équivaloir, compte tenu des meilleurs rendements sur les marchés des changes. Je dis à la plupart des investisseurs, faites un choix, soit vous optez pour la couverture, soit vous vous souciez seulement du rendement du capital; voulez-vous avoir des positions non couvertes ou profiter pleinement des fluctuations des taux de change, il faut faire un choix. Quand c’est fait, ma recommandation consiste généralement à s’en tenir à la stratégie choisie. Voilà une très bonne question.
Quelle est la différence entre les FNB et les billets négociés en bourse (BNB)? Cette question désarçonne même les gens du secteur des FNB. Par ailleurs, les BNB ne sont pas disponibles partout au Canada, mais ils le sont aux États-Unis. C’est en réalité un titre de créance. Un BNB est entièrement basé sur le risque de crédit, un peu comme une obligation, où de l’autre côté, le fournisseur du BNB prend en fait un risque pour vous procurer des rendements. Je ne dis pas que c’est un risque élevé, mais il est obligé de produire ces rendements, tandis qu’un FNB détient physiquement ou possède des avoirs physiques à partir desquels il génère les rendements. Par conséquent, un FNB n’a pas beaucoup de risque de crédit, et dans certains cas, il n’en a aucun. Les BNB sont entièrement fondés sur le risque de crédit, ce sont des dettes obligataires, essentiellement semblables à une obligation, sauf qu’ils se négocient quotidiennement. Les FNB sont-ils tous gérés passivement ou certains sont-ils gérés activement? Voilà une autre très bonne question. La plupart des FNB au Canada sont gérées de façon passive, c’est-à-dire qu’ils reproduisent un indice. Mais le Canada possède en fait la plus grande proportion de FNB gérés activement au monde, soit environ 30 %. Donc, pour répondre à votre question, 66 % des FNB au Canada sont gérées passivement, et environ 33 % sont gérées activement. Il est très important de vous poser cette question, dont j’ai parlé dans la partie sur les actions et les titres à revenu fixe, le FNB est-il géré activement ou comme un indice? Vous devez le déterminer en fonction de l’objectif de placement. Vous pouvez le savoir en observant les frais. En général, les FINB appliquent des frais de 30 points de base ou moins, alors que les FNB à gestion active ont tendance à appliquer des frais aux alentours de 50 à 80 points de base. Cet écart de frais détermine habituellement s’il s’agit plutôt d’une stratégie de gestion active.
Existe-t-il un site Web des FNB qui classe les rendements des FNB quotidiennement, tous fournisseurs confondus? Voilà une question difficile. De toute évidence, je vous invite à consulter votre Centre de fonds négociés en bourse, qui propose un excellent outil de sélection. Et c’est probablement le meilleur point de départ. Vous pouvez aussi consulter Morningstar comme une ressource supplémentaire, mais la plupart des outils de sélection pourront faire ce classement pour vous. J’ai constaté que ce genre d’outil est disponible, et je vois qu’il est aussi offert dans le Centre de fonds négociés en bourse.
J’ai reçu une autre question : est-il garanti que le FNB S&P 500 aura exactement le même rendement, au cours de l’année, que l’indice S&P 500 ou a-t-on fixé un écart acceptable? Excellente question. La réponse courte : oui. Le FNB S&P 500 devrait avoir le même rendement que l’indice S&P 500, moins les frais que vous payez pour le FNB. Et selon toute stratégie indicielle, plus l’écart entre le rendement de l’indice et le rendement du FNB est grand, plus vous perdez d’argent ou plus votre potentiel de perte est élevé. Voilà pourquoi les frais sont si importants. Et vous pourrez constater, c’est une simple question mathématique, que plus les frais que vous payez pour l’exposition à l’indice sont bas, plus les rendements se rapprocheront de cet indice sous-jacent.

[Animateur :]

[Merci]

Merci encore, Mark. C’est tout le temps dont nous disposions aujourd’hui. Mark, ce fut une présentation très éclairante. Et je suis sûr que les participants sont impatients de commencer à constituer leur propre portefeuille.

[L’atelier virtuel est terminé. Merci de votre présence. Vous recevrez sous peu un lien pour revoir l’atelier.]

Je vous remercie pour cette intéressante présentation.

[Conférencier :]

Merci à vous!

[Animateur :]

Un petit rappel à tous les participants : si vous voulez réécouter cet atelier virtuel, un lien sera envoyé par courriel à toutes les personnes inscrites, et vous pouvez également consulter le site Web de Pro-Investisseurs CIBC. Je tiens à remercier les membres de l’auditoire. Nous apprécions beaucoup votre participation. Si vous avez des questions ou des commentaires, visitez le site Web de Pro-Investisseurs CIBC ou communiquez avec nous par téléphone, par clavardage ou par courriel. Merci d’avoir été des nôtres aujourd’hui. À la prochaine.