Régime enregistré d’épargne-études (REEE)
Épargnez pour les études postsecondaires de votre enfant dans un régime d’épargne exempt d’impôt.
Pro-Investisseurs CIBC
20 janv. 2026
Lecture de 5 minutes
De nombreux jeunes Canadiens rêvent d’aller au collège ou à l’université ou d’apprendre un métier, mais payer les études peut être difficile. Avec la hausse des coûts, il est naturel de s’inquiéter de la dette étudiante avant même de commencer une carrière ou d’acheter une première maison. C’est pourquoi le gouvernement du Canada a créé le Régime enregistré d’épargne-études (REEE) ‒ pour aider les parents à épargner en vue des études futures de leurs enfants. Dans cet article, nous répondons aux questions les plus courantes sur le REEE.
Le REEE est un compte qui vous permet d’épargner et d’investir à l’abri de l’impôt pour les études de vos enfants. Vous y versez de l’argent et le gouvernement du Canada peut également y contribuer. Vous pouvez ensuite investir ces fonds dans des actions, des fonds négociés en bourse, des fonds communs de placement ou d’autres placements, dans le but de faire fructifier votre argent.
Quels sont les avantages fiscaux d’un REEE?
L’un des principaux avantages du REEE est que vos placements à l’intérieur du régime croissent à l’abri de l’impôt. Bien que vous ne receviez pas de déduction fiscale pour vos cotisations à un REEE, les revenus de placement ‒ y compris les gains en capital, les dividendes et les intérêts ‒ ne sont pas imposés tant qu’ils demeurent dans le REEE. Cela permet à vos placements de croître à un taux plus élevé que s’ils étaient imposés. De plus, il peut y avoir des avantages fiscaux liés à la façon dont votre enfant reçoit l’argent du REEE, ce que nous aborderons plus loin.
Quels placements puis-je détenir dans un REEE?
Les REEE offrent un large éventail de choix de placements, notamment des actions, des fonds négociés en bourse et des fonds communs de placement. Avec autant de produits disponibles, il est important de tenir compte de votre tolérance au risque, de votre horizon de placement et de vos objectifs financiers lorsque vous faites des choix de placements.
Il est recommandé de commencer à épargner pour les études de votre enfant le plus tôt possible. Plus vous commencez tôt, plus vos cotisations et les montants reçus du gouvernement du Canada pourront croître à l’abri de l’impôt. Il est possible de faire du rattrapage et d’obtenir les subventions plus tard, mais plus vous commencez tôt, plus votre argent aura le temps de fructifier.
Combien puis-je déposer dans un REEE? Et combien le gouvernement ajoutera-t-il?
Il n’y a aucun plafond de cotisation annuelle, mais il y a un plafond de cotisation à vie, établi à 50 000 $ par bénéficiaire. La Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) s’élève à 20 % de la première tranche de 2 500 $ de cotisation par année, ce qui représente 500 $.
Si vous cotisez moins de 2 500 $ par année, vous pourrez verser des cotisations supplémentaires au cours d’une année ultérieure pour recevoir les subventions non réclamées. La limite est fixée à 1 000 $ de SCEE par année.
Jusqu’ici, nous avons discuté du niveau de base de la Subvention canadienne pour l’épargne-études. Selon le revenu familial, le gouvernement offre également un niveau supplémentaire de la Subvention canadienne pour l’épargne-études, ainsi que le Bon d’études canadien. Le tableau suivant résume les détails de ces contributions gouvernementales.
| Subvention |
Montant |
Admissibilité |
| Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) de base |
- 20 % de la première tranche de 2 500 $ cotisée à un REEE, soit une subvention pouvant atteindre 500 $ par bénéficiaire par année
- Les droits à la SCEE peuvent être reportés, auquel cas la SCEE versée pourra atteindre 1 000 $ par bénéficiaire par année
- Le plafond viager de la SCEE s’élève à 7 200 $ par bénéficiaire
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- Les bénéficiaires sont admissibles jusqu’à la fin de l’année civile de leur 17e anniversaire de naissance
- La SCEE peut être assujettie à des restrictions dans le cas des bénéficiaires de 16 ou 17 ans lorsque les cotisations annuelles minimales à un REEE n’ont pas été versées
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| SCEE supplémentaire |
- 10 % ou 20 % de la première tranche de 500 $ de cotisation à un REEE sur une année, selon le revenu familial
- Cette subvention s’ajoute à la SCEE de base
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| Bon d’études canadien (BEC) |
- 500 $ à l’ouverture d’un REEE.
- 100 $ par année par la suite, pendant un maximum de 15 ans
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- Les bénéficiaires dont l’année de naissance est ultérieure à 2003 et qui ont moins de 21 ans sont admissibles à condition que le revenu familial soit inférieur à certains seuils
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Comment procède-t-on pour retirer de l’argent d’un REEE?
Les ressources suivantes résument les différentes façons de retirer de l’argent d’un REEE.
Principaux termes utilisés pour parler des REEE
Les régimes enregistrés comme les REEE ont leur propre vocabulaire. Voici quelques-uns des termes clés à connaître.
Souscripteur
Personne qui ouvre le REEE et qui, habituellement, verse aussi les fonds dans le régime. Des conjoints ou conjoints de fait peuvent être souscripteurs conjoints.
Bénéficiaire
Personne – habituellement un enfant – qui profitera des fonds pour payer ses études. Le bénéficiaire doit avoir le statut de résident canadien lorsque le régime est ouvert et un numéro d’assurance sociale valide. Pour avoir droit aux subventions et aux obligations gouvernementales, le bénéficiaire doit être un résident canadien et avoir 17 ans ou moins. Il est toutefois possible d’ouvrir des régimes pour des bénéficiaires de tout âge. Le REEE peut demeurer ouvert jusqu’à la fin de la 35e année suivant son ouverture ou de la 40e année si le bénéficiaire est une personne handicapée admissible.
Responsable principal
Principale personne ou organisation responsable des soins et de l’éducation d’un bénéficiaire.
Régime individuel
Régime pour lequel le souscripteur désigne seulement un bénéficiaire. Il n’est pas nécessaire que le souscripteur soit un membre de la famille, mais le responsable principal doit figurer sur la demande.
Régime familial
Régime ouvert par des membres de la famille, habituellement les parents ou les grands-parents, pour un ou plusieurs bénéficiaires. Les souscripteurs peuvent ajouter de nouveaux bénéficiaires ultérieurement, mais doivent avoir des liens de parenté avec tous les bénéficiaires.